Carnet de Louis Favreau
Chaire de recherche en développement des collectivités (CRDC)
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Solidarité internationale

Articles de cette rubrique


Histoire, fondements et défis actuels de l’action des OCI du Québec (Solidarité internationale)

lundi 4 avril 2016 par Louis Favreau
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L’AQOCI, l’association des OCI du Québec qui regroupe près de 70 organisations, fête cette année son 40e anniversaire. Cette organisation a inspiré une bonne partie de la coopération internationale québécoise qui soutient dans les pays du Sud l’« empowerment » de communautés locales. En quoi consiste cette coopération de proximité ? Comment a-t-elle évoluée au fil des quatre ou cinq dernières décennies dans ce qui a toujours été une de ses caractéristiques principales, l’organisation communautaire ? Et à quels choix est-elle aujourd’hui confrontée ? Le but de l’exercice est de démêler différents types de pratique car les pratiques ne se valent pas toutes. D’autant que des forces contraires jouent contre la coopération internationale telle que portée par l’AQOCI : les ambiguïtés de la compassion, les difficultés de faire des interventions de justice sociale, le secours d’urgence qui l’emporte souvent sur le travail dans la durée, les financements publics et leurs conditionnalités (explicites ou implicites), les églises et leurs choix normatifs très engagées et depuis longtemps sur ce terrain, etc.



L’épargne des OCI québécoises au service du développement du Sud (Solidarité internationale)

Le passage d’une accumulation passive à une gestion active et collective est-il faisable ?
samedi 1er août 2015 par Louis Favreau

Le 12 juin dernier, le regroupement des organisations québécoises de coopération internationale, l’AQOCI, tenait son assemblée générale annuelle. Au menu, la discussion sur un projet de fonds d’investissement solidaire destiné à soutenir, par des prêts et des garanties de prêts, des projets dans les économies de proximité de communautés du Sud. Un groupe de travail créé par l’AQOCI s’est réuni toute une année sur ce projet [3]. Il a réuni neuf personnes en provenance de diverses OCI, a tenu six longues rencontres réparties sur l’ensemble de l’année 2014-2015. Les recommandations de ce groupe de travail ont été discutées tout au long de l’année. Elles sont issues d’un important travail de recherche et d’une solide étude de faisabilité [4] . L’AQOCI en a tiré les conclusions suivantes : 1) un tel projet de caractère économique peut correspondre aux valeurs des organisations membres de l’AQOCI ; 2) ce type de fonds d’investissement solidaire (du capital patient) est de plus en plus recherché par les partenaires du Sud ; 3) il est réalisable dans un avenir proche, la nouvelle directrice de l’AQOCI, Michèle Asselin, annonçant même qu’« il est réaliste de penser à une assemblée de fondation de ce Fonds d’ici un an ». Ce billet veut en présenter les grandes lignes en mettant le tout en perspective.



La finance solidaire québécoise peut-elle servir de levier dans des communautés du Sud ? (Solidarité internationale)

lundi 9 février 2015 par Louis Favreau

À quoi pourrait ressembler un futur Fonds québécois d’investissement solidaire (par prêts et garanties de prêts) dédié aux économies du Sud [7] ? Essai d’illustration et de démonstration à partir de cinq expériences pour comprendre ce que peuvent faire des fonds apparentés au projet sur lequel l’AQOCI travaille d’arrache-pied ces temps-ci [8] . Quatre critères principaux ont servi à les sélectionner de manière à faire apparaître par delà leur tronc commun la diversité : 1) le milieu rural et le milieu urbain ; 2) les pays et les continents (dans ce billet des pays d’Amérique latine et d’Afrique de l’Ouest) ; 3) les principaux porteurs au Sud qui sont soit une ONG, une organisation paysanne, une coopérative ou une association à vocation économique ; 4) la base sociale principale des projets : des femmes, des familles paysannes, des résidents de quartiers populaires ou des habitants de communautés rurales.



Une finance solidaire québécoise au service du développement au Sud : quel scénario est le plus plausible ? (Solidarité internationale)

lundi 29 septembre 2014 par Louis Favreau

Du 6 au 9 octobre prochain se tient le 2e Sommet international des coopératives organisé conjointement par le mouvement Desjardins et l’Alliance coopérative internationale (ACI). La CRDC est partenaire de cet événement. Elle y organise un forum d’échange avec quelques grandes organisations comme la FAO, les RMB, INAISE. Le programme a pour thème : La transition écologique de l’économie et la solidarité internationale : quelles priorités pour les coopératives et les mouvements sociaux ? Ce rendez-vous de portée internationale est ouvert à tous les militants et dirigeants de mouvements (coopératives, mutuelles, syndicats, associations) de même qu’aux membres des organisations de coopération internationale (OCI). Pour une vue d’ensemble qui vous donnera un avant-goût des échanges à venir lors de ce rendez-vous international, ne manquez pas le cahier spécial du Devoir de jeudi prochain le 2 octobre.

Dans le cadre de ce blogue nous vous présentons un 3e billet qui approfondit certains aspects de la transition écologique de l’économie. Le premier portait sur « La transition énergétique de l’économie, l’enjeu du transport collectif » (signé par un chercheur de l’IREC, le sociologue et économiste Gilles Bourque). Le second portait sur « L’agriculture, les économies de proximité et la transition écologique au Nord et au Sud », un deuxième billet signé de Louis Favreau. Ce 3e billet porte sur la finance solidaire et la solidarité internationale dans une perspective de développement durable.



Les nouveaux outils financiers de la solidarité internationale (Solidarité internationale)

Dans un avenir rapproché le Québec pourrait soutenir de petites et moyennes entreprises collectives dans des communautés du Sud
jeudi 31 octobre 2013 par crdc, Louis Favreau

Depuis plus de 40 ans, les OCI du Québec agissent principalement à partir du dispositif des dons en provenance du public et des gouvernements (l’ACDI surtout, le MRI un peu). Mais ce soutien, notamment pour financer des infrastructures économiques locales dans le Sud comme cela se présente dans plusieurs expériences, commande d’être accompagné d’une pratique de prêts et de garanties de prêts. L’avenir d’une solidarité internationale présentement dans tous ses états repose en fait sur cette association complémentaire du don et du prêt et sur une plus grande autonomie de financement des OCI. Y a-t-il des expériences qui vont dans ce sens ailleurs ? Y-a-t-il des initiatives qui ont commencé à explorer ce nouveau chantier ? Peut-on aller au delà de quelques « best practices » associatives ou coopératives et changer d’échelle d’intervention ? Quelques propositions surgissent aujourd’hui dont l’hypothèse d’un fonds dédié aux PME collectives dans le Sud. Dans le cadre de nos recherches des 10 dernières années à la CRDC, nous sommes tombés sur l’expérience la plus pertinente qui soit pour le Québec en la matière : l’expérience française de la SIDI, Solidarité internationale pour le développement et l’investissement. Nous avons mené enquête à ce sujet. Exploration des nouvelles terres de la solidarité internationale : les outils financiers de l’économie solidaire.



Agriculture familiale et solidarité internationale avec organisations paysannes au Sud : l’expérience de l’UPA DI (2) (Solidarité internationale)

mardi 14 mai 2013 par Louis Favreau

2013 est l’année du 20e anniversaire d’UPA Développement international. 2013 est aussi l’année de la 7e édition de l’Université d’été du GESQ qui portera sur les défis de développement durable en matière d’agriculture et d’alimentation et 2014 sera, par résolution de l’ONU, l’année internationale de l’agriculture familiale. La question alimentaire, dans sa dimension planétaire, est plus que jamais à l’ordre du jour. Thème de ce billet : l’expérience de partenariat de l’UPA DI avec des organisations paysannes au Sud. Suite de mon premier billet et de l’entrevue [10] avec le secrétaire général de l’organisation, André Beaudoin, agriculteur de profession.



Agriculture familiale, syndicalisme agricole et solidarité internationale : l’expérience de l’UPA DI (1) (Solidarité internationale)

mardi 9 avril 2013 par Louis Favreau

2013 est l’année du 20e anniversaire d’UPA Développement international. 2013 est aussi l’année de la 7e édition de l’Université d’été du GESQ qui portera sur les défis de développement durable en matière d’agriculture et d’alimentation et 2014 sera, par résolution de l’ONU, l’année internationale de l’agriculture familiale. La question alimentaire, dans sa dimension planétaire, est plus que jamais à l’ordre du jour. Thème de ce billet : l’expérience de partenariat d’UPA DI avec des organisations paysannes au Sud.



Coopératives, économie sociale et solidarité Nord-Sud : l’expérience du Groupe d’économie solidaire du Québec (GESQ) (Solidarité internationale)

mardi 12 février 2013 par Louis Favreau

Le Groupe d’économie solidaire du Québec (GESQ) a une expérience relativement inédite dans l’univers québécois de la coopération internationale. Né à l’aube de l’an 2000, son entrée dans la coopération Nord-Sud est relativement tardive mais surtout différente des OCI dont bon nombre ont plutôt émergé dans les années 1970 et 1980. Son entrée sociopolitique dans le « secteur » le distingue : elle n’est pas celle de la défense et la promotion des droits humains ou de l’aide humanitaire. Elle passe plutôt par l’économie solidaire dans la tradition historique instituée par le mouvement coopératif à savoir que le premier fil rouge des initiatives n’est pas la « lutte contre la pauvreté » au sens habituel du soutien, surtout social, aux communautés défavorisées du Sud mais bien, au sens fondamental d’une lutte contre la dépendance économique. La distinction est importante : c’est la matrice du modèle de développement coopératif et mutualiste international depuis ses origines. La portée de cette matrice est majeure parce qu’en offrant aux communautés des dispositifs économiques de nature collective, les coopératives et l’ensemble de l’économie solidaire permettent d’assurer aux communautés le contrôle de leur propre développement, leur permettent de se défaire elles-mêmes de la pauvreté et de lutter sur le terrain économique contre les inégalités. Au plan international, les pilotes politiques des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) comme de toutes les ONG qui ont plongé dans ce vaste programme de l’an 2000 jusqu’en 2015 n’ont pas compris cette coordonnée de lutte contre la pauvreté. Celle-ci a donc été surtout une « lutte contre l’extrême pauvreté » et non une lutte contre les inégalités, inégalités dont un des fondements est très précisément l’insécurité économique. Récit de l’itinéraire sociopolitique d’une organisation qui participe de la reconfiguration de la coopération internationale de proximité par temps difficiles [12].



Écologie, communautés locales et solidarité internationale (Solidarité internationale)

De quelques innovations en agriculture et en aménagement des forêts
mardi 18 septembre 2012 par Louis Favreau

Les questions environnementales sont la plupart du temps, et surtout en temps de crise des finances publiques, reléguées au second plan au bénéfice de la réduction des déficits publics (entre autres par les redevances anticipées ou supposées de minières, gazières et pétrolières de ce monde) [14] . Mais peut-on tolérer encore longtemps des États qui ont des politiques de laisser-faire face à l’intensification de l’exploitation des ressources naturelles et notamment des ressources énergétiques fossiles (la dernière en liste, le gaz de schiste), l’exploitation intensive de terres agricoles à des fins énergétiques (ce qui menace la biodiversité), l’utilisation des terres arables à d’autres fins (grands centres d’achat, espaces pour le parc automobile au Nord, terres pour produire des agrocarburants au Sud) ? Peut-on laisser une agriculture productiviste continuer à utiliser massivement des intrants chimiques et des pesticides en polluant les nappes phréatiques et les cours d’eau, à augmenter la distance entre la production agricole à grande échelle et les lieux de transformation et de consommation, etc. ? C’est en ces termes que s’exprimait l’organisation des Rencontres du Mont-Blanc (RMB) dans son document d’orientation discuté à Chamonix l’an dernier (pour préparer Rio+20), document produit par Mario Hébert, économiste à Fondaction et moi-même.



Religion et solidarité internationale : la nouvelle donne

De la théologie de la libération à la théologie de la prospérité (Solidarité internationale)

lundi 2 avril 2012 par Louis Favreau

La solidarité internationale de proximité a au moins deux tabous : d’abord la religion qui est généralement ignorée dans les débats sur les enjeux de coopération Nord-Sud ; ensuite, la nature des régimes politiques des pays où les OCI travaillent. Nous aborderons dans ce billet le premier de ces tabous, la religion [16]. Avec une question : la religion est-elle un facteur de progrès social ou au contraire un frein dans le vaste domaine qui nous occupe c’est-à-dire la solidarité internationale dans une perspective Nord-Sud ? Grande question, peu souvent abordée au Québec, qui, depuis 40 à 50 ans, a su développer une culture de la laïcité. L’épisode récent des « accommodements religieux » n’a rien réglé à cet égard. Il a cependant remis en débat cette question. Ici il faut la poser à partir de la lunette de la coopération internationale. Cela mérite qu’on s’y attarde un peu, surtout qu’ici la perspective planétaire est immédiatement de mise. Or dans le contexte mondial actuel, on assiste à une remontée des religions dans l’espace public et, principalement, de ces courants les plus conservateurs.



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