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Société et politique

Articles de cette rubrique


La transition énergétique dans les transports est-elle aussi une victime de l’austérité ? (Société et politique)

samedi 13 février 2016 par Gilles Bourque

Une lutte efficace aux changements climatiques au Québec exige la mise en oeuvre d’interventions majeures dans le domaine du transport, levier stratégique de la transition écologique de notre économie. Nos gouvernements ne semblent pas être à la hauteur. La classe politique accuse un retard immense. Et le rapport Godbout sur la fiscalité ne semble pas sur cette question venir aider. Examen de la bête par un économiste de l’IREC

Louis Favreau



Solidarité internationale et mouvements sociaux à l’heure du terrorisme et de l’urgence climatique (Société et politique)

mardi 5 janvier 2016 par Louis Favreau
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Dans quelle conjoncture politique sommes-nous ? Le devant de scène est occupé par le terrorisme et le dérèglement climatique. Dans un premier temps, j’ai d’abord écrit un article pour la page Idées du Devoir paru le 29 décembre dernier portant sur la conférence de Paris sur le climat et sur les réfugiés victimes des conflits en cours et du terrorisme. Dans ce billet, je pousse plus loin la réflexion.

Dans plusieurs sphères de notre société, on a vu la consternation nous habiter suite aux événements de Paris. Puis il y a eu ce vif sentiment d’impuissance qui a gagné du terrain chez les uns et les autres. En réfléchissant un peu plus à ce propos, je me suis dit que nous étions en train de nous faire avoir par un devant de scène qui cache en fait une arrière-scène de centaines de milliers d’initiatives citoyennes de par le monde qui nous amènent dans une tout autre direction. Analyse d’une situation internationale inédite et de ce que nous pouvons faire pour continuer à changer le monde avec des repères nouveaux liés aux mutations du 21e siècle.



Sommes-nous en panne d’histoire ? Quel projet de société alternatif pour le Québec : social-démocratie ou social-écologie ? (Société et politique)

Ou comment changer de trajectoire dans une économie ouverte et mondialisée où règne le « tout au marché » mais aussi l’urgence d’agir pour répondre au défi écologique ?
dimanche 4 octobre 2015 par Louis Favreau
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Le Canal Savoir vient de produire un documentaire sur Le Québec en panne d’histoire ? L’équipe de réalisation, Lloyd Pasqualetti et Lisa-Marie Lampron, a fait des entrevues avec une demi-douzaine de personnes, chercheurs et dirigeants d’organisations diverses parmi lesquels André Beaudoin d’UPA DI ; Éric Desrosiers, journaliste au Devoir ; Pascale Dufour, politologue ; Gérald Fillion, journaliste à RDI ; Pierre Fortin, économiste ; Stéphane Paquin, politologue et Louis Favreau, sociologue. Voici comme le projet de documentaire se présentait au moment de sa production au printemps dernier :

En cette époque regorgeant d’enseignements, nous assistons à une profonde remise en question de notre modèle économique. Jugée trop gourmande et peu efficace, la social-démocratie encaisse les critiques. Ainsi, le Québec emprunte progressivement la voie du néolibéralisme : compressions budgétaires, privatisation, dérèglementation… Mais au- delà des gymnastiques budgétaires : quel projet de société se dessine pour le Québec de demain ? Manquons-nous d’une vision collective ? Autrement dit : le Québec est-il en panne d’histoire ? À travers les analyses d’experts, de chercheurs ou de journalistes, les trois épisodes de cette mini-série documentaire alimentent le débat, et tentent de répondre à ces questions fondamentales pour notre avenir.

Ce billet complète ce documentaire disponible pendant tout l’automne du 5 octobre au 6 décembre. Voir le programme (en trois épisodes de 30 minutes) et l’horaire à l’adresse suivante : http://www.canalsavoir.tv/emission/quebec_panne_histoire
Et pour visionner avec votre ordinateur le dernier épisode qui porte sur les visions d’avenir de notre projet de société, on se rend sur le site Internet de Canal Savoir :
http://canalsavoir.tv/videos_sur_demande/quebec_panne_histoire/visions_avenir



État social (2) : le New Deal proposé par l’écologie politique (Société et politique)

jeudi 2 avril 2015 par Louis Favreau

La grande manifestation du 11 avril à Québec, la Marche Action Climat http://www.actionclimat.ca/ sera sans doute un moment fort du mouvement écologique pour forcer les pouvoirs publics à agir sur les changements climatiques. Dans la même direction mais par d’autres voies, au sein de la mouvance coopérative, mutualiste, associative et syndicale, un courant s’affirme depuis une décennie au Québec et dans le monde pour faire de la transition écologique de l’économie un impératif moral et sociopolitique.

Cette transition est au coeur d’un nouveau projet de société, au coeur de la construction d’un nouvel État social. Dans un premier billet sur l’État social (état des lieux), je faisais l’hypothèse qu’il traversait une étape critique de son histoire. Dans ce 2e billet, j’avance l’hypothèse que le 21e siècle sera peut-être le siècle d’une révolution écologique adossée à l’égalité sociale et à la transformation des dispositifs et des formes de la démocratie dans nos sociétés. Utopie ? Cela reste à voir ! Toutefois cela nécessitera d’intensifier la mobilisation – sur une longue période - pour inverser le rapport de forces actuel au Québec, au Canada et dans le monde. Quatre idées maîtresses guident ce billet : 1) la première concerne la mondialisation en cours qui profite surtout aux grands acteurs privés ; 2) la seconde porte sur l’écologie et la justice sociale comme socles d’un nouveau projet de société ; 3) la troisième a trait à l’économie coopérative et solidaire comme partie prenante de ce nouveau projet de société.



Les inégalités seront l’un des grands enjeux de 2015 : le point de vue d’un économiste de l’IREC (Société et politique)

lundi 23 février 2015 par Gilles Bourque

Comme il le fait depuis quelques années, le Centre canadien de politiques alternatives mesure le salaire moyen des dirigeants d’entreprise les mieux payés au Canada et compare ces derniers au travailleur canadien moyen. En 2013, dès le 2 janvier à 13h11, soit en un peu plus de 37 heures « d’activité », ces PDG avaient chacun déjà amassé une paie aussi élevée que le salaire annuel moyen des employés à temps plein. L’organisme a calculé que les 100 Canadiens les mieux payés avaient empoché en moyenne 9,2 millions $ en 2013, soit environ 25 pour cent de plus que ce qu’ils avaient gagné en 2008. En comparaison, le revenu moyen des Canadiens a augmenté de 12 pour cent de 2008 à 2013, pour se fixer à 47 358 $. En 1998, la rémunération moyenne des 100 patrons les mieux payés était 105 fois plus élevée que le revenu moyen des Canadiens ; en 2013, les PDG ont gagné 195 fois plus que le Canadien moyen.



Les énergies fossiles : quand la finance responsable mobilise ! (Société et politique)

vendredi 14 novembre 2014 par Gilles Bourque

L’investissement socialement responsable est plus souvent qu’autrement associé à des organisations (fonds en développement durable, institutions de finance solidaire, fonds éthiques...) qui dialoguent patiemment avec des entreprises en mettant de l’avant des demandes pour le respect de l’environnement et/ou le respect des normes internationales du travail pour ne donner que ces deux exemples. Mais l’investissement socialement responsable peut aussi être une mobilisation pour désinvestir de certaines multinationales. C’est notamment le cas dans le secteur très controversé des énergies fossiles. Notre collaborateur, l’économiste et sociologue de l’IREC Gilles Bourque, relate trois expériences internationales pertinentes à cet égard. Tout simplement instructif !

Louis Favreau



L’État social au Québec à une étape critique de son histoire : état des lieux (1) (Société et politique)

lundi 3 novembre 2014 par Louis Favreau

Nous sommes probablement à une étape critique de l’histoire de l’État social au Québec comme dans la plupart des États des pays du Nord d’ailleurs. La question qui est posée dans ce billet : serions-nous entrés dans une société de groupes d’intérêts au détriment d’un « vivre ensemble » où la mobilisation de la société civile et des mouvements sociaux compte significativement ? La seconde dans un 2e billet à venir sera : y a-t-il un avenir pour la social-démocratie au Québec ? Pourquoi ces questions ? D’abord parce que l’État québécois est entré dans la phase ascendante de sa politique d’austérité. Ensuite parce que les aspirations sociopolitiques des mouvements sociaux (leur participation à la réalisation de l’intérêt général) et de la gauche politique (son souci de justice sociale) au Québec comme à l’échelle de la planète sont aujourd’hui dépourvus de références pertinentes : le communisme, avec ses différents visages, longtemps la référence et l’espoir des pays du Sud tout en étant fortement présent dans nombre de pays d’Europe [3] , est tombé en désuétude tandis que la social-démocratie ne suscite plus guère d’enthousiasme dans les nouvelles générations [4]. Pendant longtemps, le mouvement ouvrier et le socialisme ont pris leur ancrage dans de vastes mobilisations populaires et dans des partis politiques adossés à des forces sociales. Les années 1930 ont été exemplaires à cet égard. Aujourd’hui, même si la social-démocratie relève pour bien du monde du passé, son équation de base a-t-elle pour autant perdu de son actualité ? Non s’il s’agit ici de repenser la solidarité, la justice sociale, l’efficacité économique et la démocratie. Ce qui suppose qu’on examine de plus près les groupes porteurs et donc qu’on jette un regard du côté du renouvellement des mouvements sociaux historiquement constitués ou émergents soit le syndicalisme, l’action des partis politiques de gauche, le mouvement coopératif qui a donné naissance aux entreprises collectives, l’écologie sociale et politique et le mouvement communautaire. Premier de deux billets sur l’État social.



Le capitalisme : de quelques idées reçues à gauche et à droite (2) (Société et politique)

mardi 5 mars 2013 par Louis Favreau

On ne bâtit pas des alternatives au modèle économique dominant sans saisir la nature de la crise et les fondamentaux de l’économie dominante d’aujourd’hui. Quand un diagnostic est approximatif, les remèdes proposés risquent de l’être également. Il faut donc cerner de plus près l’organisation économique et sociale qui est la nôtre que certains nomment pudiquement une économie de marché et d’autres, de plus en plus nombreux, qui n’hésitent plus à nommer un chat un chat : le capitalisme. Suite du billet précédent



Le capitalisme : de quelques idées reçues à gauche et à droite (1) (Société et politique)

jeudi 1er novembre 2012 par Louis Favreau

On ne bâtit pas des alternatives au modèle économique dominant sans saisir la nature de la crise et les fondamentaux de l’économie dominante d’aujourd’hui. Si notre diagnostic est approximatif, les remèdes proposés risquent de l’être également. Il faut donc cerner de plus près l’organisation économique et sociale qui est la nôtre que certains nomment pudiquement une économie de marché et d’autres, de plus en plus nombreux, qui n’hésitent plus à nommer un chat un chat : le capitalisme.



Ce qui a changé le monde dans les trois dernières décennies (1980-2010) : une lecture internationale (Société et politique)

lundi 4 avril 2011 par Louis Favreau

J’étais au Sénégal en février dernier. En tant que professeur d’une université et en tant que vice-président du GESQ. Je participais, sous ce double chapeau, à l’organisation d’une rencontre internationale à Saint-Louis, sorte de pré-forum social, puis à Dakar pour le FSM. Le dernier bulletin électronique du GESQ rend bien compte de ce que la délégation québécoise pilotée par le GESQ et certaines de ces organisations membres y ont fait. À Saint-Louis, à l’université Gaston-Berger, tout comme à Dakar à l’Université Cheik Anta Diop, j’étais invité à titre de conférencier, on m’avait demandé de faire une lecture internationale de la situation actuelle. J’ai tenté de lui donner un peu plus de profondeur en allant dans l’histoire des 30 dernières années lesquelles, quand on s’y attarde un peu, marquent une différence profonde d’avec la période antérieure, celle des 30 glorieuses (1945-1975). Voici en donc en synthèse le fruit de cette réflexion sur les 30 dernières années.



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