Carnet de Louis Favreau
Chaire de recherche en développement des collectivités (CRDC)

Renouveau coopératif au Québec et dans le monde : quelques repères

mercredi 20 janvier 2010 par Louis Favreau

De retour d’une semaine à Genève où j’ai participé au congrès de l’Alliance coopérative internationale (ACI) et rencontré des responsables du Service des coopératives du Bureau international du travail (BIT), pour le bénéfice d’un projet de recherche sur l’ACI et d’une conférence internationale à organiser, je crois qu’il faut prendre acte des changements qui s’opèrent dans les mouvements sociaux dont la trajectoire historique est longue. C’est le cas du mouvement coopératif. En d’autres termes, face à la montée de la mondialisation néolibérale, face à la crise globale que nous traversons (écologique, alimentaire, financière…), les mouvements sociaux ont vu leur rôle redéfini au Québec et un peu partout dans le monde développé et, encore plus, dans les pays du Sud. Ces mouvements fournissent-ils quelques réponses inédites à cette pression ? Et de ces réponses nouvelles, le monde coopératif est-il de la partie ? Est-il et sera-t-il un acteur de premier plan à côté d’autres mouvements (communautaire, syndical, écologique…) ?

Une conférence internationale à l’Université du Québec en Outaouais lance le débat en 2008

C’est en septembre 2008, dans le cadre d’une conférence internationale à Gatineau dont l’intitulé était « Initiatives des communautés, politiques publiques et État social au Nord et au Sud », que la question fut soulevée pour la première fois ouvertement et librement. Ce qui ne s’était pas vu depuis longtemps tant les discussions sur les coopératives au Québec sont devenues routinières et convenues.

En effet, à gauche, dans l’ensemble des mouvements, on fonctionne depuis deux décennies sur quelques lieux communs du genre : « Quand elles sont consolidées, quand elles atteignent une certaine taille, les coopératives deviennent des accessoires du capitalisme ». Et quand elles sont émergentes, on dit d’elles « que c’est très compliqué à mettre en place et que tout le monde dirige, donc personne, d’où leurs difficultés d’aboutir ».

À droite, avec la finesse qu’on connaît dans le courant majoritaire présent dans les Écoles de gestion de nos universités, le présupposé explicite ou implicite est le suivant : « Si les coopératives sont si pertinentes qu’elles le prétendent, comment se fait-il qu’il n’y en ait pas davantage ? ».

Réponse à la droite d’abord. Les coopératives sont inscrites dans un rapport de force avec le capitalisme qui domine depuis deux siècles ! On peut d’ailleurs en dire autant du syndicalisme : « s’il est aussi valable qu’il le prétend, pourquoi la majorité des salariés ne le sont pas ? ». Encore là, l’adversaire est de taille et c’est le même. Mais généralement, on le sait plus vite dans une lutte syndicale parce que le rapport de force des travailleurs avec leur patron est plus direct : on licencie les leaders qui veulent mettre sur pied un syndicat, les travailleurs sont souvent forcés à faire la grève pour faire reconnaître leurs droits les plus élémentaires, etc. Il n’y a qu’à penser à l’arrivée d’un Walmart dans une région pour le voir : la quincaillerie locale (souvent une coopérative démarrée par les agriculteurs de la région) est menacée ; les travailleurs du Walmart sont sous pression car l’entreprise prend tous les moyens à sa disposition pour empêcher la syndicalisation ; les commerçants locaux en général (PME tout comme les coopératives) obligés de se redéfinir…

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Les panélistes de l’atelier (de gauche à droite) : Gérald Larose, Ernesto Molina, Réjean Lantagne (animateur de l’atelier), Luis Guillermo Coto Moya et Marie-Joëlle Brassard

Toujours est-il qu’étaient réunis à cette conférence de Gatineau, quelques invités québécois et internationaux de marque connaissant bien la question et de nombreux participants en provenance de diverses organisations et pays. Atelier d’ailleurs fort populaire car, à la surprise de certains, plus de 125 personnes y étaient inscrites. Conclusion générale de fin d’atelier : oui le mouvement coopératif est en train de se refaire. Il progresse et prend même de l’ampleur au Québec et ailleurs dans le monde. Rien d’étonnant, diront certains, car les coopératives sont porteuses de solutions pour répondre aux besoins des communautés tout en travaillant à une mondialisation plus équitable. Oui mais encore… !? En quoi et comment ces coopératives sont-elles des vecteurs de changement ? Cette question était à l’origine de cet atelier sur le monde coopératif ici et ailleurs dans le monde.

La contribution des coopératives : réponse à la gauche sceptique

Les coopératives, porteuses d’un projet de société, levier pour repenser l’ensemble de l’économie et de la société et mouvement organisé ? Oui vraiment !?

Porteuses d’un projet de société ?

Quelques considérations générales pour commencer. Les coopératives se distinguent par plusieurs aspects. Elles développent des structures économiques solidaires : leur propriété est collective plutôt qu’à capitaux privés. Elles sont fondées sur l’association plutôt que sur l’actionnariat et peuvent être considérées, à des degrés divers, comme étant constitutives d’un mouvement. Parce qu’elles cherchent à transformer - de l’intérieur- le système économique dominant en cohabitant avec des entreprises du secteur privé qu’elles concurrencent sur la base de besoins sociaux (et non du profit) et de valeurs de solidarité (plutôt que de compétition). Elles forgent des alliances (durables ou temporaires) avec d’autres acteurs sociaux sur la base d’intérêts communs et d’un projet de société qui, sans nécessairement être toujours très explicite, rejoint les autres acteurs sociaux parce qu’il se veut démocratique, solidaire et de développement durable [1] .

C’est ainsi qu’au début des années 90, les coopératives québécoises réunies en États généraux de la coopération se sont données un nouveau manifeste et de nouvelles structures. Tous les secteurs (anciens et plus nouveaux) se sont en quelque sorte « confédérés » en réaffirmant l’importance d’avoir un Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (à l’époque Conseil de la coopération). Puis l’air du temps a commencé à favoriser une stratégie de développement coopératif, non seulement par secteurs mais aussi sur la base des territoires, ce qui allait finalement donner naissance à des coopératives de développement régional (CDR ) sur tout le territoire du Québec et à une fédération des CDR (1993). Le mouvement coopératif québécois n’est d’ailleurs pas le seul à avoir fait cette opération. Le mouvement coopératif à l’échelle internationale s’est aussi interrogé à la même période sur l’identité coopérative et sur la manière de s’organiser (Congrès de 1992 et 1995 de l’Alliance coopérative internationale).

Cependant depuis 20 ans, le paysage économique et social mondial s’est transformé plus profondément qu’on ne l’aurait cru : grandes transitions économiques, politiques, sociales et environnementales planétaires ; explosion des pratiques coopératives un peu partout dans le monde ; transformation des grandes organisations sociales nées ou reconstituées dans l’après-guerre (mouvement syndical, mouvement des agriculteurs, mouvement coopératif) ; émergence de nouveaux réseaux ou de nouvelles organisations (mouvement de la consommation responsable, commerce équitable, réseaux d’économie solidaire et de développement local…). Sans compter la montée d’une internationalisation de l’action collective à travers l’expérience des Forums sociaux mondiaux…Autrement dit, le mouvement coopératif et tous les mouvements sociaux disposant d’une certaine trajectoire historique ont été interpellés dans leurs orientations comme dans leurs stratégies de développement pour faire face à ces nouveaux défis (urgence écologique, mondialisation néolibérale, crise alimentaire…).

La fécondité des entreprises coopératives, au-delà d’une réussite économique contrastée, tient à leur force de proposition et d’interpellation. Dans un contexte où beaucoup partagent une interrogation souvent résignée sur les finalités humaines de l’économie, elles sont autant de laboratoires où se recomposent les rapports individu-entreprise, travail-capital, intérêt privé-intérêt général…Le caractère citoyen des coopératives naît des exigences qu’elles se donnent ; au-delà de leurs réalisations, leurs membres persistent…. à inscrire leurs convictions dans des structures économiques…

Extraits du film documentaire intitulé : Héritiers d’une utopie, les coopératives aujourd’hui de Vincent Berthet et de J.-F Santoni.

Les coopératives, un levier de développement économique et social

Ce que dit le film de Berthet, en fait, c’est que depuis 150 ans dans les sociétés du Nord, un pan entier de l’économie tend à transformer à des degrés divers un modèle fondé uniquement sur les lois du marché et de la régulation publique. Ce pan de l’économie est porté par un mouvement, le mouvement coopératif et mutualiste. Ce dernier fait la démonstration que l’économie de marché ne se limite pas aux entreprises capitalistes et que le développement de services collectifs dans les communautés et les régions ne se limite pas au service public. Cependant aujourd’hui la mondialisation néolibérale et la montée des inégalités qu’elle a provoquées de même que l’urgence écologique relancent le débat du développement à toutes les échelles (local, national et planétaire). Le mouvement coopératif est ainsi appelé à revisiter le rôle de ces entreprises à propriété collective qu’il représente et le potentiel de transformation qu’elles véhiculent pour l’ensemble de l’économie. Avec leurs 150 ans d’histoire, et malgré leurs déboires, les entreprises coopératives ont largement démontré qu’elles ont été jusqi’ici une des réponses parmi les plus appropriées pour que les classes moyennes et populaires développent ensemble leurs capacités et leur pouvoir d’agir. Mais l’histoire ne suffit pas. Il faut savoir capter les tendances actuelles et être capables de se redéployer. Voyons de plus près.

Au Québec, des changements, chiffres à l’appui

Si les coopératives font partie intégrante du paysage québécois depuis plus d’un siècle, Marie-Joëlle Brassard, directrice de la recherche et du développement au CQCM, constatait une recrudescence de cette forme d’entreprise depuis une quinzaine d’années notamment dans de nouveaux secteurs. Les coopératives sont de plus en plus nombreuses (3 300 coops et 39 mutuelles en 2007), diversifiées (40 secteurs d’activités), emploient une importante main-d’œuvre (87 461 travailleurs) et représentent sur le plan économique un chiffre d’affaires de $22 milliards. La plupart sont regroupées au sein d’un mouvement par l’intermédiaire d’une quinzaine de fédérations lesquelles sont réunies au sein d’un Conseil général de la coopération, le CQCM. Dans les dix dernières années, pas moins de 160 coops ont été annuellement créées en moyenne. Et plusieurs, de façon significative, dans des secteurs émergents : santé, services de proximité (épicerie générale, quincaillerie et centre d’horticulture, station-service…), services à la personne, énergies renouvelables, agriculture biologique, etc.

L’expression du mouvement coopératif, un Conseil de la coopération et de la mutualité

En 2010, face à la crise écologique, à la crise de l’industrie manufacturière (délocalisations…), à la crise alimentaire, à la crise du système de santé, le mouvement coopératif, comme réseau de réseaux a repris du service. Avec le leadership du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM), on assiste en quelque sorte aujourd’hui à une inversion des pôles d’innovation en économie sociale. La famille coopérative, longtemps perçu comme stabilisée dans des créneaux comme l’agriculture, l’épargne et le crédit ou l’habitation replonge dans l’innovation tandis que d’autres semblent encore se modeler sur le compromis fondateur de l’économie sociale de 1996 par plan d’action gouvernemental interposé (PAG-ES) [2].

C’est ainsi que le CQCM a entrepris dans les 5 dernières années de nouvelles batailles sur des enjeux majeurs mais de longue durée en se donnant une planification stratégique pour guider son action autour de priorités partagées. Il s’est en effet doté d’un dispositif de cohésion, voire de coordination des fédérations qui en sont membres par une planification stratégique débattue dans toutes les instances du mouvement. Il a fait une opération du genre pour la seconde fois l’an dernier (Simard et Vézina, 2009) [3]. Puis, il y a de nouvelles pousses qui émergent, lesquelles sont susceptibles de s’en rapprocher à plus ou moins brève échéance : c’est le cas du mouvement pour la consommation responsable (agriculture équitable, commerce équitable Nord-Sud, finance éthique, souveraineté alimentaire…) et des nouvelles formes de solidarité internationale [4].

Le Conseil, un regroupement national qui internationalise de plus en plus son action

Le mouvement coopératif québécois se renouvelle également en s’internationalisant sous diverses formes dont celle d’une participation à l’Alliance coopérative internationale (ACI) et d’une coopération Nord-Sud qui s’intensifie. En effet, avec le soutien de bailleurs de fonds internationaux, la Société de coopération pour le développement international (SOCODEVI) et Développement International Desjardins (DID), deux organisations de coopération internationale créées par le mouvement coopératif d’ici accompagnent des communautés dans leurs processus de prise en charge au moyen de la formule coopérative et mutualiste expliquait à la conférence Ernesto Molina, professionnel de recherche et enseignant à l’Université de Sherbrooke.

Le mouvement coopératif dans le monde bouge-t-il ?

Le mouvement coopératif est présent un peu partout dans le monde comme en témoignait le panéliste Luis Guillermo Coto Moya de la Confédération des coopératives des Caraïbes, de l’Amérique Centrale et du Sud (CCC-CA), un regroupement de coopératives à l’échelle des Amériques dans sa partie sud. Gérald Larose, président de la Caisse d’économie solidaire Desjardins et président sortant du Groupe d’économie solidaire du Québec (GESQ), également panéliste, faisait, pour sa part, état des Rencontres du Mont-Blanc, une démarche des coopératives et mutuelles démarrée il y a quelques années en France et qui s’est rapidement étendue à plusieurs pays d’Europe. Le Québec y participe par l’entremise du CQCM et de Fondaction.

Comment nourrir la planète ? Quel rôle pour l’économie sociale ? Rassemblés à Chamonix les 9 et 10 novembre dernier, 200 dirigeants de 35 pays ont discuté de la crise alimentaire mondiale, en présence d’émissaires de plusieurs institutions des Nations Unies (PNUD, BIT, PAM, FAO) ainsi que de représentants de l’ACI (Alliance coopérative internationale), de l’AIM (Association internationale des mutuelles) et de centres de recherche. Le CQCM, par son président Denis Richard (également président de la Coop fédérée [5] ) et le secrétaire exécutif de Coop fédérée Jean-François Harel, participaient à ces Rencontres du Mont-Blanc (RMB). Perspective : développer des projets internationaux et participer au renforcement international de l’économie sociale (lire ici « coopératives, mutuelles, associations entreprenantes ») pour « mondialiser au profit de tous ». Les RMB y tenaient cette année leur quatrième édition sur le thème de l’alimentation mondiale. Parmi les engagements pris à ces rencontres, quelques-uns sont liés à la participation du mouvement coopératif québécois : 1) un projet de notation durable des coopératives agricoles conduit par Coop Fédérée (Québec) et Coop de France (en Bolivie et en Chine), projet faisant le lien avec les projets de nouveaux modèles coopératifs agricoles soutenus par Coop Africa (10 pays) ; 2) l’expérience d’agriculture écologique intensive expérimentée par la coopérative agricole française Terrena avec Coop Fédérée. De même les RMB entendent développer des partenariats notamment avec le BIT (de nouveaux modèles de coopératives), le PNUD, la FAO, l’Alliance coopérative internationale (en micro-finance) et avec l’Association internationale des mutuelles (en matière d’assurance-santé).

Le mouvement coopératif a un regroupement mondial

Au plan international, l’Alliance coopérative internationale (ACI), qui a débuté ses activités à Londres en 1895 mais surtout après la deuxième guerre mondiale dans les pays du Sud, regroupe 230 organisations membres dans 100 pays, dont le Conseil canadien de la coopération et de la mutualité (dont le CQCM est l’organisation membre la plus importante). En 1995, l’Alliance se donnait une nouvelle déclaration de principes sur l’identité coopérative, laquelle déclaration insistait cette fois-ci de façon significative sur deux principes : l’engagement des coopératives dans leur communauté pour un et d’autre part l’autonomie et l’indépendance des coopératives à l’égard de tout parti, gouvernement ou État.

Le CQCM participait tout comme le mouvement coopératif canadien (francophone et anglophone) au dernier congrès de l’Alliance coopérative internationale (ACI) qui se tenait à Genève du 16 au 20 novembre dernier. Une occasion de saisir la dynamique en cours au sein du mouvement coopératif international, de consolider des réseautages, de faire avancer quelques priorités nouvelles. Thème principal du congrès : la crise globale de la planète (économique, climatique…) en contexte de montée des facteurs de guerre. Cinq résolutions majeures furent votées par les 650 délégués (d’une centaine de pays). De ces résolutions, retenons les lignes directrices suivantes :

  1. La crise est globale et « attribuable au fondamentalisme de marché ».
  2. La place des coopératives et des communautés dans la résolution de cette crise tout comme dans celle de la crise énergétique est qu’elles doivent « miser sur les énergies renouvelables tels le solaire, l’éolien, le géothermique, la biomasse… ».
  3. Soutien du Nord aux pays du Sud pour faire face au changement climatique en cours. Revendication adressée aux États et notamment au Sommet de Copenhague
  4. Une inquiétude forte face à la paix mondiale menacée.
  5. Une exigence de désarmement nucléaire.

Observant depuis quelque temps déjà les mouvements sociaux internationaux comme celui des travailleurs (CSI), celui des agriculteurs (FIPA et Via Campesina), le mouvement coopératif et le mouvement citoyen international, sur place à Genève, j’ai été à même de constater que ce mouvement était en phase avec les autres. Mises à part ces positions générales débattues en ateliers et en plénière, j’ai retenu trois choses au plan de sa démocratie interne : 1) un précédent, l’ACI a élu une femme à sa présidence ; 2) les 18 membres du Conseil d’administration ont été élu par un vote opposant 25 candidats (ceux-ci avaient donc à s’expliquer sur leur vision de l’ACI de la prochaine décennie) ; 3) et un résultat final intéressant dans sa répartition géopolitique : neuf (9) représentants de pays du Sud, sept (7) de pays du Nord et deux (2) des pays de l’Est. Pour en savoir plus sur l’ACI, voir mon précédent article dans le carnet de la CRDC.

Les coopératives influencent-elles la marche générale des États à l’échelle du monde ?

Les coopératives, porteuses d’un projet de société et fournissant, au plan local, des réponses pratiques à des besoins sociaux de communautés, arrivent-elles pour autant à favoriser des changements à une échelle plus grande que celle du local ? À l’échelle internationale, rien n’est gagné d’avance. Chose certaine, le mouvement coopératif international gagne à se rapprocher du mouvement citoyen international en participant notamment à des initiatives comme le Forum social mondial. D’autre part, au Québec, un des prochains enjeux du CQCM sera sans doute de se doter d’une politique internationale plus explicite. Dossier à suivre.

Lectures suggérées

Brassard, M.-J. et M. Arteau (2008), Coopératisme et développement territorial : quels liens ? Cahiers de l’ARUC-DTC de la série "Recherches", no 3, septembre 2008, 30 pages. http://aruc-dtc.uqar.qc.ca

Espace D (2009), L’apport de Desjardins à la collectivité, magazine Espace D, édition spéciale, juin/juillet/août, vol.46, numéro 3, 36 pages.

Favreau, L. en collaboration avec S. Ouedraogo (2008). Mouvement coopératif et développement des communautés dans les pays du Sud : Étude exploratoire de l’Alliance coopérative internationale (ACI). Cahier de l’ARUC-ISDC, Série Recherches, no. 17, 28 pages. http://www.uqo.ca/aruc/

Favreau, L., L. Fréchette et R. Lachapelle (2008). Coopération Nord-Sud et développement. Le défi de la réciprocité. Collection Initiatives, Presses de l’Université du Québec, 196 pages.

Molina, E. (2009). Le mouvement coopératif et mutualiste : quelle contribution à une mondialisation équitable. Cahier de l’ARUC-ISDC, Série Recherche, no 25, Université du Québec en Outaouais, 21 pages

Simard, H., Vézina, M. (2009) Le mouvement coopératif québécois : de l’innovation de processus à l’innovation coopérative : vers une rente inter coopérative. Cahier de l’ARUC-ISDC et de la CRDC, UQO, Gatineau, 24 pages.

Sites à visiter

− Alliance Coopérative Internationale (ACI) : http://www.ica.coop/fr/

− Conseil québécois de la coopération et de la mutualité : http://www.coopquebec.coop

− Les Rencontres du Mont-Blanc : http://www.rencontres-montblanc.coop/

[1À cet effet mentionnons que le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM), l’ARUC-DTC (UQAR) et l’ARUC-ISDC (UQO), en collaboration avec diverses organisations représentant des mouvements (de travailleurs, d’agriculteurs, écologique, communautaire, de jeunes, de solidarité internationale) organisent une grande conférence internationale les 22 et 23 septembre prochain au Centre des congrès de Lévis. L’intitulé : Quel projet de société pour demain ? La contribution des coopératives et des mutuelles au développement économique et social. Programme préliminaire disponible sous peu. Pour les intéressés, retenez ces dates. Conférence internationale ouverte à tous et à toutes.

[2Voir Doucet C. (2009), « Un plan gouvernemental qui ne fait pas l’unanimité ». Compte-rendu de séminaire, Info-Aruc, ARUC-DTC, vol.2, numéro 2, printemps. Disponible sur le site de l’ARUC-DTC.

[3Voir ce cahier de recherche de Simard et Vézina qui retrace point par point l’itinéraire du Conseil à cet égard.

[4Voir à ce propos l’itinéraire d’une décennie du Groupe d’économie solidaire (GESQ) qui en est à sa 5e édition de son université d’été : http://www.uqo.ca/ries2001/gesq/bulletin.html

[5La Coop fédérée regroupe une centaine de coopératives agricoles sur tout le territoire québécois et fournit du travail à 14, 000 personnes.


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