Carnet de Louis Favreau
Chaire de recherche en développement des collectivités (CRDC)

Le mouvement coopératif international et le renouveau de l’Alliance coopérative internationale (ACI)

lundi 9 mars 2009 par Louis Favreau

C’est en 1997 à Ostende en Belgique, il y a de cela plus de 10 ans, que j’ai commencé à comprendre un peu mieux l’importance du mouvement coopératif au plan international en discutant avec André Chomel, ex-dirigeant et ex-directeur de la RECMA (revue française des études sur les coopératives, les mutuelles et les associations, fondée en 1921 par Charles Gides et devenue aujourd’hui la Revue internationale d’économie sociale). J’avais été séduit par cet infatigable militant du mouvement coopératif, lui qui, à l’époque, devait avoir une bonne cinquantaine d’années d’engagement dans ce mouvement. Il me parlait avec passion et rigueur tout à la fois de l’ACI, de son congrès de Tokyo en 1992 qui avait consacré la régionalisation de cette organisation (par continents) et des débats sur l’identité coopérative en 1995 à l’occasion du centenaire de l’organisation. Il m’avait encore plus séduit lorsqu’il nous raconta, en conférence internationale, son arbitrage entre le mouvement coopératif français et son homologue malien traduisant par là que la réciprocité dans les relations Nord-Sud n’est pas évidente…même dans les mouvements sociaux qui placent toujours bien haut la solidarité…Réciprocité jamais gagnée d’avance et toujours à reconstruire. L’an dernier, 10 ans après Ostende, la conférence internationale que nous avons organisé à l’UQO confirme le renouveau coopératif un peu partout dans le monde. Avec plus de 150 personnes, cet atelier fut d’ailleurs, à la surprise de ces animateurs, le plus populaire de la journée [1]

Une économie autrement

La fécondité des entreprises coopératives, au-delà d’une réussite économique contrastée, tient à leur force de proposition et d’interpellation. Dans un contexte où beaucoup partagent une interrogation souvent résignée sur les finalités humaines de l’économie, elles sont autant de laboratoires où se recomposent les rapports individu-entreprise, travail-capital, intérêt privé-intérêt général…Le caractère citoyen des coopératives naît des exigences qu’elles se donnent ; au-delà de leurs réalisations, leurs membres persistent…. à inscrire leurs convictions dans des structures économiques…

Extraits du film documentaire intitulé : Héritiers d’une utopie, les coopératives aujourd’hui.
de Vincent Berthet de la revue Économie et Humanisme et de J.-F Santoni.
Film présenté à Paris à la réunion de la région Europe de l’ACI en 1999.

Ce que dit le film de Berthet, en fait, c’est que depuis 150 ans dans les sociétés du Nord, un pan entier de l’économie s’est écarté – à des degrés divers - des lois du marché et de la régulation publique. Ce pan de l’économie a cependant périodiquement été éclipsé par l’étatisme qui ne concevait le développement que par la seule intervention publique. L’éclipse est aussi en partie venue de certaines composantes de la gauche au sein du mouvement ouvrier, la tradition communiste en particulier, qui a toujours considéré ces entreprises collectives comme le cheval de Troie du capitalisme au sein des classes populaires. C’est la crise de l’emploi tant au Nord qu’au Sud, puis celle de l’État social qui ont favorisé la réintroduction d’un débat sur les entreprises à propriété collective et de façon particulière sur les coopératives.

Avec leurs 150 ans d’histoire, on peut aussi dire que les entreprises collectives sont un héritage des classes populaires au même titre que le syndicalisme et les partis politiques de gauche. L’histoire des Équitables Pionniers de Rochdale, fondateurs du mouvement coopératif britannique, avaient la conviction que le commerce était aux mains d’« intermédiaires parasites » (Gueslin, 1998). Cette première coopérative, fondée en 1844, en banlieue de Manchester, ville fort représentative de la grande industrie textile du 19e siècle, a établi les principes fondateurs du mouvement coopératif qui demeurent encore aujourd’hui la matrice de la déclaration de principes de l’Alliance coopérative internationale (ACI). [2]

Mais si cette déclaration de principes et de valeurs fonde une identité coopérative (et notablement au congrès de 1995 son article 4 sur l’autonomie), [3] ce serait une erreur de penser que cela suffit. L’identité se forme certes par une pensée commune. Mais cette pensée commune provient aussi d’une démarche politique : celle de se donner un regroupement qui organise et fédère les différents secteurs en construisant, à partir de cette vision commune, des stratégies de développement qui lui donne une force collective et une visibilité au plan national et international.

Pertinence des coopératives au plan international

La crise climatique, énergétique et alimentaire en cours….est bel et bien l’expression des enjeux actuels de développement durable avec de nouvelles mobilisations ici et là au Nord comme au Sud. Une des grandes ruptures actuelles depuis l’après-guerre et la chute du mur de Berlin, c’est la fin de l’abondance des matières premières : pétrole, produits agricoles et eau. Et par là les enjeux locaux sont devenus globaux et les enjeux globaux sont devenus locaux. Tous les mouvements ici au Québec (de travailleurs, d’agriculteurs, communautaire, de consommation responsable…) doivent donc s’assurer d’avoir des dispositifs solides à l’échelle internationale : pour leurs propres intérêts et pour le développement d’une solidarité internationale qui s’impose de plus en plus. À l’intérieur de cet ensemble, la contribution particulière du mouvement coopératif est largement méconnue des travaux de recherche en sciences sociales tout en constituant souvent un point aveugle pour les décideurs et les autres mouvements car les coopératives sont souvent diluées dans un tout indifférencié, le monde des entreprises. Ce qui a comme effet de les associer très peu, dans la compréhension générale qu’on en a, avec le changement social et la solidarité internationale. Et pourtant….

L’agriculture est, comme l’énergie, le révélateur par excellence de cette dynamique du local et du global. l’UPA présente à Genève au cours de l’été 2008 où se déroulaient les négociations de l’OMC a vite pressentie la remise en cause de la gestion de l’offre au Québec et au Canada, gestion qui est la clé de voûte de tout un système bâti pendant 50 ans entre les agriculteurs et les gouvernements pour leur assurer un revenu équitable et des prix raisonnables pour les consommateurs.

Les coopératives constituent un ensemble de réseaux d’entreprises collectives porteuses de finalités sociales qui ont transformé et transforment encore le monde des entreprises en développant des structures de production solidaires C’est ce que j’ai tenté de démontrer dans un ouvrage récent (Favreau, 2008 : 1-35). Mais j’ai aussi tenté de démontrer qu’il faut prendre les coopératives, non seulement comme des entreprises un peu particulières (à propriété collective plutôt qu’à capitaux privés, etc.), mais également comme un mouvement. Elles s’inscrivent alors dans des rapports de force avec leur identité propre, elles font face à des adversaires (les entreprises du secteur privé avec lesquelles elles cohabitent mais aussi avec lesquelles elles sont en concurrence) et elles sont porteuses d’un projet de société qui leur est propre. C’est du moins l’approche qu’il est permis de prendre en sociologie politique.

Se doter d’organisations solides au plan international

Et dans ce rapport de force, au fil du temps, les coopératives ont eu l’obligation de se doter d’organisations qui les représentent politiquement auprès de leur État respectif et des autres cxomposantes de la société. Au Québec, le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM) est cette organisation. Mais ce mouvement s’est aussi donné, et très rapidement, une organisation au plan international : l’Alliance coopérative internationale (ACI). L’ACI, qui a débuté ses activités à Londres en 1895, est cette organisation. Il aura cependant fallu attendre la période de l’après-guerre (1946) pour qu’elle s’organise vraiment et que l’ONU lui accorde une reconnaissance institutionnelle disposant d’un statut d’organe consultatif. L’ACI est une ONGI qui repose aujourd’hui sur le concours de 230 organisations membres dans plus de 100 pays et d’une dizaine d’organisations sectorielles mondiales : coopératives agricoles et coopératives de pêche ; coopératives financières ; coopératives de consommateurs ; mutuelles de santé et coopératives de logement ; des mutuelles d’assurance ; des coopératives dans le secteur du tourisme, etc.. Une étude établit à 33.3% celles qui sont dans l’agriculture, 26.8% dans le secteur de l’épargne et du crédit, 10.8% dans le logement, 9.7% dans la consommation. 7% sont multisectorielles. Mais seulement 5.2% font partie du secteur industriel proprement dit. Malgré que cette étude date de près de 20 ans (rapporté par Thordarson, 1990), cela donne une bonne idée de l’enracinement sectoriel de cette organisation qui représente aujourd’hui quelques 770,000 coopératives présentes au Sud comme au Nord.

Pour en arriver à faire la promotion des valeurs coopératives et pour assurer le développement socio-économique des communautés locales par le biais d’entreprises coopératives, l’ACI a adopté plusieurs façons de faire. L’ACI recueille et systématise l’information sur l’évolution du mouvement coopératif à travers le monde et, pour ce faire, anime deux périodiques, le Review of International Co-operation et l’Ica News. En termes plus organisationnels, l’ACI offre un soutien technique favorisant l’essor des coopératives dans les pays en développement ou en transition (Afrique, Asie, Europe de l’Est, Amérique latine…). Elle joue aussi un rôle important au chapitre du plaidoyer en faveur du mouvement coopératif auprès des grandes institutions internationales. La principale revendication de l’ACI s’adresse aux gouvernements auprès desquels elle fait des pressions pour que ces derniers mettent en place des cadres législatifs favorables à l’émergence et à la consolidation des coopératives sur leur territoire, notamment dans le cadre d’activités menées de concert avec le Bureau international du travail (BIT).

Sa direction générale est à Genève en Suisse et elle est dotée de quatre bureaux régionaux (lire « continentaux ») qui appuient surtout le développement coopératif dans les pays du Sud. Mais les coopératives ont-elles l’étoffe suffisante pour devenir des agents de développement dans les pays du Sud où elles oeuvrent ?

La réponse n’est jamais évidente. Une étude des Nations Unies (1975) affirmait que « les coopératives rurales des régions en développement procurent aujourd’hui peu de bienfaits à la masse des pauvres et ne sauraient être considérées comme des agents de changement... ». Tout aussi général dans son diagnostic, mais à l’inverse, plutôt d’un optimisme à tout crin, le secrétaire général de l’ONU, dans son rapport de 1987 à l’assemblée générale, parlait « des solides preuves que les coopératives sont des plus précieuses quand il s’agit d’encourager le développement économique et social ». Il ne faut pas s’en tenir à l’une ou l’autre de ces alternatives. Les termes du débat se posent d’une autre façon : il nous faut d’abord faire des distinctions entre différents types de coopératives et différents modes de fonctionnement. Autrement dit, ne pas tout mettre dans le même sac ! C’est peut-être plus de leur contribution spécifique au développement qu’il faut parler dans le cadre d’un changement global porté par plusieurs mouvements. Bref, situer les coopératives à côté et en interaction avec les ONG, les syndicats de travailleurs, les organisations paysannes, les groupes de femmes etc.
L’ACI regroupe, grosso modo, trois types de coopératives :

  1. Les grandes coopératives, très européennes d’inspiration et de fonctionnement. Celles-ci évoluent plus faiblement dans une dynamique de changement social mais sont également bousculés par la mondialisation et s’interrogent sur leur contribution future comme en témoigne l’organisation des « Rencontres du Mont-Blanc » (Jeantet, 2008)
  2. Les coopératives du Sud nées avec l’indépendance des anciennes colonies. Très souvent créées à l’initiative des nouveaux gouvernements, ces coopératives, si elles ont été un bon moyen d’assurer le contrôle national de certaines ressources, ont vécu un sérieux problème d’identité dans les deux dernières décennies et une transformation. C’est ce qui explique le grand débat de l’ACI en 1995 : sont-elles des entités gouvernementales ou appartiennent-elles à leurs membres à l’intérieur d’un processus lié davantage à la société civile qu’à l’Etat ? Ces coopératives dans bon nombre de pays sont devenues autonomes ou sont en train de le devenir (Fall, 2007 ; Develtere, 1998).
  3. Les coopératives dites « communautaires », nées la plupart du temps à côté des deux autres catégories précédentes, dans la vague des années 1970, 1980 et 1990, font partie des dernières générations : elles sont plus informelles, majoritairement dans les pays du Sud. Elles fonctionnent surtout au niveau du développement local et sont assez souvent des « précoopératives » liées à des OCI du Nord (comme DID, SOCODEVI ou Équiterre au Québec) qui les soutiennent. [4] Moteur de leur dynamisme : souvent les femmes. Caractéristique qui les distingue des autres : leur proximité avec les communautés locales (Ndeye, 2008 ; Develtere, 1998).

Itinéraire sociopolitique de l’Alliance coopérative internationale

Le tournant de 1992

Si l’organisation de l’ACI trace son histoire par l’ajout successif de nouvelles associations internationales sectorielles (agriculture, finance, habitat, santé…), l’année 1992 viendra consacrer l’autre pilier de l’architecture interne de cette association internationale, l’organisation par continents d’une partie des activités par la création de quatre secrétariats régionaux (l’Afrique, l’Asie, les Amériques et l’Europe). Le congrès de 1992 confirme le virage continental. L’ACI crée également un fonds de développement pour séparer les capitaux de développement des fonds propres de l’organisation et envisager des nouvelles mesures relatives aux pays du Sud.

Le tournant de 1995

La nouvelle déclaration de principes issue des débats de 1995 est particulièrement importante, notamment l’ajout d’un nouveau principe, celui portant sur l’autonomie et l’indépendance des coopératives, le principe 4 qui se lit comme suit :

4e principe : autonomie et indépendance
Les coopératives sont des organisations d’entraide, gérées par leurs membres. La conclusion d’accords avec d’autres organisations, y compris des gouvernements, ou la recherche de fonds à partir de sources extérieures, doit se faire dans des conditions qui préservent le pouvoir démocratique des membres et maintiennent l’indépendance de leur coopérative.

Les débats entourant cet article donneront des signaux clairs aux coopératives d’Europe de l’Est et à celles des pays du Sud, les deux étant confrontés historiquement à un fort contrôle de l’État. Les années 90 marquent la fin de la Guerre froide et la chute du mur de Berlin, bref la fin d’un modèle socialiste, celui où coopératives, syndicats ou toute organisation de la société civile doivent être subordonnés au Parti (le Parti communiste) et à l’État et la crise du modèle national-populiste et développementiste dans les pays du Sud où les coopératives font d’abord et avant tout partie d’une stratégie de développement économique des États. Les coopératives doivent être indépendantes politiquement et autonomes au plan économique.

Le budget de l’ACI

Quant aux avoirs de cette organisation, pour avoir fait l’étude des rapports financiers des quatre dernières années disponibles (soit de 2003 à 2006), j’ai pu faire les constats suivants :

  1. L’ACI a un budget relativement modeste pour une organisation d’une telle envergure : un peu moins de $4 millions de dollars en 2006.
  2. L’ACI dispose d’un budget d’opération qui lui permet d’engager une cinquantaine de personnes comme employés de l’organisation sur l’ensemble des continents.
  3. La répartition régionale montre que la présence du Sud compte de plus en plus : une douzaine de personnes au Bureau central ; neuf au Bureau régional pour l’Afrique ; onze au Bureau régional pour les Amériques ; dix pour le Bureau régional en Asie et six pour le Bureau européen. Ce qui veut dire que les 2/3 des effectifs interviennent dans des pays du Sud.
  4. L’ACI a une excellente santé financière : constance dans les revenus en provenance de la cotisation des membres (en gros les 2/3 de ses revenus en 2006), cotisations qui lui fournissent une garantie d’indépendance.

Mouvement coopératif dans le Sud

Enrico Luzzati, professeur de sciences politiques de l’Université de Turin qui à longtemps étudié le développement coopératif dans les pays du Sud et particulièrement en Afrique, dit qu’il faut « commencer par des activités que des membres peuvent s’approprier sans trop de difficulté comme, par exemple, la commercialisation des produits agricoles, leur première transformation… » et d’ajouter, « la constitution de caisses d’épargne et de crédit ». Car si on ne fait pas ce genre de travail, les projets dits de développement, soutenus par des ONG, « comportent une grave erreur : ils prétendent obtenir rapidement des résultats utiles pour résoudre des situations d’urgence mais non pour donner des compétences professionnelles afin de créer et de gérer des entreprises… ». Ces processus de développement coopératif « requièrent des durées qui ne peuvent être compressées outre mesure » (Jeantet et Poulnot, 2007 : 125).

Conclusion

Le mouvement coopératif à l’échelle internationale, converge autour de deux choses : 1) répondre aux besoins des populations par des organisations solidaires de production ; 2) développer de nouveaux modèles de participation économique. Comme le dit Jeantet dans un ouvrage récent (2007 : 42), ces expériences qui « puisent leur force dans la société civile » sont loin d’avoir épuiser les nombreux « gisements de partenariats encore largement inexploités comme celui des coopérations transnationales » (Jeantet dans Jeantet et Poulnot, 2007 : 42). L’ACI est là pour çà dans la mesure où les organisations nationales qui en sont membres pousseront dans ce sens en ayant à l’esprit de le faire dans une perspective Nord-Sud et Sud-Sud. Bref, c’est une question de volonté politique.

Quant au rapport entre coopératives du Nord et du Sud au sein de l’ACI, il semblerait qu’une poussée dans la direction suivante soit présente : miser sur les coopératives dans le développement des communautés ; sur la priorité de l’aide aux femmes ; sur le développement des communautés locales en milieu rural ; sur l’autonomie des grandes coopératives par rapport à leur État national ; sur l’encouragement des coopératives du Nord à appuyer le mouvement coopératif au Sud –selon le principe de l’intercoopération- à partir d’OCI inscrites dans la mouvance coopérative (ce que SOCODEVI et DID au Québec réalisent). Le tout s’inscrivant dans une perspective de développement local durable qui évite de « tomber sous la coupe des bureaucraties responsables de l’aide publique des pays donateurs »(Thodarson, 1990 :23). De plus, dans les développements récents, le commerce équitable étant générateur de coopératives au Sud, ces dernières pourraient s’inscrire dans la mouvance de l’ACI de plus en plus sensible aujourd’hui à cette dynamique. C’est aussi le cas des mutuelles de santé, notablement en Afrique où les lacunes en matière de services publics dans ce secteur ont été fortement ressenties par la secousse sismique des programmes d’ajustement structurel (PAS). Dossier à suivre.

Pour en savoir plus

Sur les entreprises coopératives en général

Favreau, L. (2008), Entreprises collectives, les enjeux sociopolitiques et territoriaux de la coopération et de l’économie sociale, Éditions Presses de l’Université du Québec, Sainte-Foy, 300 pages.

Jeantet, T. (2008), L’économie sociale, une alternative au capitalisme, Économica, Paris, 80 pages.

Sur les coopératives dans les pays du Sud

Defourny, J., Develtere, P. et B. Fonteneau (1999), L’économie sociale au Nord et au Sud, Éd. De Boeck Université, collection Ouvertures économiques, Paris/Bruxelles.

Develtere, P. (1998), Économie sociale et développement : les coopératives, mutuelles et associations dans les pays en développement, De Boeck Université, Paris/Bruxelles.

Sur le renouveau coopératif au Sud

Fall, A.S. (2007), « Le renouvellement des dynamiques coopératives africaines : les coopératives d’habitat au Sénégal » dans Favreau et Fall, L’Afrique qui se refait, Presses de l’Université du Québec. Québec, p.121 à 139.

Mcsween, N. (2007), Le commerce équitable en Afrique de l’Ouest, cahier de la CRDC, UQO, Gatineau, 28 pages.

Ndiaye, S. (2005), Économie populaire et développement local en contexte de précarité : l’entrepreneuriat communautaire au Sénégal. Thèse de doctorat en sociologie, UQAM, Montréal. Disponible à la CRDC (UQO).

Sine, Ndeye (2008), Microfinance et création de richesse : entre logiques domestiques et performances. Thèse de doctorat en sociologie, UQAM, Montréal.

Sur le mouvement coopératif international

Favreau, L. en collaboration avec S.Ouadraogo (2008). Mouvement coopératif et développement des communautés dans les pays du Sud, étude exploratoire de l’ACI, Cahier de l’ARUC-ISDC, UQO, Gatineau, 28 pages.

Jeantet, T. et J-P. Poulnot, L’économie sociale, une alternative planétaire. Éd. Charles L. Mayer/Les Rencontres du Mont-Blanc, Paris.

Molina, E. (2009), « Le mouvement coopératif et mutualiste, quelle contribution à une mondialisation équitable ». Texte de communication. Conférence internationale de Gatineau, UQO, 24 et 25 septembre 2008, ARUC-ISDC,14 pages.

Thordarson, B. (1990). Miser sur l’action à la base : les coopératives dans le développement mondial/Banking on the Grass Roots : Cooperatives in GlobalDevelopment. Ottawa. Ed. L’Institut Nord-Sud. 32 pages.

[1Avec E.Molina (U. de Sherbrooke), Marie-Joëlle Brassard (Service de recherche du CQCM), Gérald Larose de la Caisse d’économie solidaire Desjardins et des Rencontres du Mont-Blanc et Luis Guillermo Coto Moya de la Confédération des coopératives des Caraïbes, de l’Amérique Centrale et du Sud (CCC-CA).

[2Voir les 7 principes dans Favreau 2008 : 22-23.

[3Après toutes les expériences de subordination des coopératives à l’État dans les pays de l’Est et dans les pays du Sud, notamment en Afrique, pays qui venaient de se libérer du colonialisme, cela s’imposait ! C’est encore une question d’actualité lorsqu’on pense au développement coopératif piloté par l’État au Vénézuela, lequel risque fort de répéter l’histoire de plusieurs pays du Sud à cet égard.

[4Voir l’article du journal Le Devoir dans ce carnet, paru sous le titre Le Nord rend son savoir-faire disponible au Sud, l’expérience coopérative québécoise devenue un modèle pour le développement local.


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