Carnet de Louis Favreau
Chaire de recherche en développement des collectivités (CRDC)

Mouvement communautaire : choisir ses batailles (1)

jeudi 10 août 2017 par Louis Favreau

Au Centre Saint-Pierre, le 31 mai dernier, nous avons été pendant deux heures 30 à jaser, discuter, échanger sans agenda précis sinon de tenter ensemble de voir plus clair sur l’avenir du « communautaire » aujourd’hui ...et demain. Les organisateurs, le CFP et le CSP, attendaient 40 à 50 personnes. Il en est venu plus de 80. Plusieurs têtes de réseaux, des jeunes aussi et bon nombre de militants aguerris qui en avaient vu d’autres. Côté contenu, à des degrés divers, le défi écologique, affirmé comme étant au coeur de la lutte contre les inégalités, a eu de la résonance. Mais le lien entre la question sociale et le défi écologique demeure largement à faire selon la plupart des interventions Du coup la proposition du livre qu’il faut investir dans une réflexion stratégique pour se donner comme mouvement un projet de société s’est avérée pertinente. L’échange qui a suivi a réveillé quelque chose qui semblait quelque peu endormi. Présentation de cette réflexion collective avec la collaboration de Chantal Lever, Francine Néméh et Sébastien Rivard.

Premier de deux billets

Sauver notre socle vital menacé : l’enjeu de notre santé, de notre terre, de l’air...
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...C’est toute une communauté qui se bat...Des gens qui exercent ensemble le droit à la légitime défense pour sauver leur socle vital menacé  : l’air, l’eau... Leur santé même est en jeu...

Il n’y a plus de grande cause. Nous en sommes réduits à la cause élémentaire de la légitime défense de notre santé, de notre Terre, de l’air, de l’eau et d’une communauté menacée. Nous sommes agressés par de grands travaux dits stratégiques, mais qui en réalité n’ont rien de stratégique. Il y a une volonté d’exploiter jusqu’à la dernière ressource de la Terre entendue comme lieu d’esclavage.

Erri De Luca, écrivain italien. Parmi d’autres livres, le prix Femina étranger 2002 pour son roman Montedidio sur l’histoire d’un quartier populaire de Naples. Militant depuis les années 1970.

Les panelistes du 31 mai au Centre St-Pierre

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De gauche à droite : Sébastien Rivard, Francine Néméh, René Doré, Chantal Lever, Louis Favreau

Dans le mouvement communautaire le premier piège est de trop travailler en silos. Mais l’autre piège est de travailler sans vision ni ambition. Rester au ras des pâquerettes. Précisons ! Toutes les mobilisations se font la plupart du temps sur un besoin social pressant. C’est le déclencheur et c’est impératif d’y répondre. Mais ceux et celles qui les animent se doivent d’avoir une vision, des priorités, chercher les moyens de peser sur les politiques publiques. Bref toutes les mobilisations ne se valent pas et il est nécessaire d’arbitrer entre le temps court et le temps long si on veut en arriver à un développement structurant et durable.

Autrement dit il faut choisir ses batailles, le temps et les ressources qu’on y met. Il y en a qui ont plus de portée que d’autres. C’est dire que toutes les actions ne se valent pas. Pour le savoir il faut faire le tour du jardin, penser large...sinon on finit par penser petit : régler un problème à la fois au petit bonheur...Tel est l’origine de notre livre sur ce mouvement et tel est l’intérêt qui motivait les échanges que nous avons eu le 31 mai dernier au Centre Saint-Pierre. Nous sommes à la recherche de nouvelles avenues en dépit et à cause des politiques d’austérité en cours. Le mouvement communautaire n’est pas le seul mouvement à vivre cette situation. Le mouvement coopératif, le mouvement écologique et le mouvement syndical sont dans une situation similaire. Dans ce contexte, le défi de la transition sociale-écologique est au coeur d’un projet de société à explorer. Tour de piste à partir de la conférence, des commentaires venant d’organisations membres de l’un ou l’autre de ces mouvements et des échanges avec les 80 participants.

1. De nouvelles menaces pèsent sur la santé de nos communautés

Endettement écologique, croissance et décroissance, luttes sociales et mouvement communautaire
Karel Mayrand de la Fondation Suzuki disait à l’occasion du Forum social mondial de l’été 2016 à Montréal qu’il faut croiser la question sociale et le défi écologique : « L’heure est venue de mettre en commun les luttes sociales et environnementales pour proposer de nouveaux modèles économiques qui ne reposent pas sur l’appauvrissement de nos concitoyens et de nos enfants. L’économie sociale, coopérative, locale, circulaire, collaborative et toutes les propositions pour construire une économie fondée sur le respect de la biosphère et sur de véritables liens de solidarité sont urgemment requises. » http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/477223/jour-du-depassement-l-endettement-ecologique-annonce-t-il-la-fin-de-la-croissance

Karel Mayrand a certainement raison. La question est alors de savoir comment nous allons bâtir des passerelles entre ces deux luttes qui généralement mobilisent de façon séparée depuis des décennies. Sauf en de rares occasions (manifestation du 22 avril, FSM...). Le présent billet avance quelques hypothèses à ce propos. Essayons de voir pourquoi et comment en analysant, dans un premier temps, les nouvelles menaces qui pèsent sur nos communautés, les « nouveaux envahisseurs » en milieu rural comme en milieu urbain et, par la suite les scénarios de lutte conjointe.

« Nouveaux envahisseurs ». Le mot est fort mais de quoi parle-t-on au juste ? Des multinationales du transport pétrolier et de leurs pipelines (Enbridge 9 et Énergie est), du grand capital immobilier qui investit dans la construction en milieux humides sur nos rives (comme par exemple l’expérience récente de Pierrefonds au moment des inondations de mai), de l’exploration du gaz de schiste le long de la Vallée du Saint-Laurent, du trafic routier dans les quartiers, des trains transportant du matériel dangereux (Lac-Mégantic, çà vous rappelle quelque chose !)...Quelques menaces vues à partir de l’actualité :

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Le problème du trafic routier dans les quartiers populaires de Montréal
De nouvelles études éclairent la situation : le trafic routier des quartiers populaires de Montréal fait problème et ceux qui sont les premiers à écoper des conséquences, ce sont les enfants. Enjeu : la santé. Menu à la carte : troubles respiratoires et stress. Voilà un bel exemple de lutte conjointe du « communautaire » et des écolos à mener dans les prochaines années nous semble-t-il ! Un article de fond sur la question fondé sur des travaux de recherche en études urbaines. Article paru dans Le Devoir.
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/497081/les-enfants-pauvres-de-la-mobilite-les-enfants-pauvres-de-la-mobilite

La carte du Québec de l’occupation du territoire par une multinationale : le pipeline Énergie traverserait le Québec tout entier...ou presque
De 40 à 50 ans avec cette épée de Damoclès sur ou près de nos terres agricoles, sur notre eau potable, avec des municipalités qui ne peuvent filtrer l’eau en cas de déversement et çà sur des centaines de kilomètres, couvrant des centaines de cours d’eau...pour une économie du passé qui n’a plus aucun sens...En la matière le juste milieu n’est pas la solution.
http://www.ledevoir.com/documents/special/17-05_carte-energie-est/index.html

Équiterre et Énergie Est : le dernier rapport d’étape signale la menace des pétrolières sur une grande partie du territoire du Québec
Trois grands cours d’eau soit la rivière des Outaouais, le fleuve Saint-Laurent et la rivière Assiniboine qui sont des sources d’eau potable pour des millions de résidents seraient menacés dans leur approvisionnement par des ruptures d’oléoduc tout au long du parcours de ces rivières.
http://equiterre.org/actualite/energie-est-des-omissions-inquietantes-pour-nos-principaux-cours-deau-dans-la-demande-de-t?utm_source=All&utm_campaign=%2ABulletin+UGALF+15+juin+2017+-+membres&utm_medium=email

L’eau potable en Montérégie menacée par l’exploitation du gaz de schiste
Une partie du territoire de la Vallée du Richelieu est toujours « claimée » et des gazières détiennent toujours des permis pour y explorer ou exploiter des hydrocarbures. La crainte des citoyens devant l’envahissement possible de cette industrie les a poussés à demander à leurs villes de mieux protéger l’eau potable des citoyens. Dans la MRC de la Vallée du Richelieu, plusieurs villes (11 sur 13) ont ainsi adopté un nouveau Règlement déterminant le rayon de protection entre les sources d’eau potable et les opérations visant l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures dans le territoire de ces municipalités. Québec va-t-il bouger dans la même direction ? Actuellement la distance obtenue par les entreprises représente un risque certain : elle n’est que de 500 mètres entre un forage et l’eau potable.
https://www.rvhq.ca/protegeons-mieux-notre-eau/

La destruction des milieux humides contribue aux inondations
Dans la grande région de Montréal plus de 85 % de la superficie des milieux humides aurait été saccagée. En milieu riverain, les tourbières agissent à titre de zone tampon lors de la fonte des neiges ou encore de pluies abondantes, puisqu’elles absorbent les surplus d’eau avant de les laisser, par la suite, lentement s’écouler. « Les milieux humides ont un rôle de gestion de l’eau à partir de l’amont vers l’aval. Donc, plus tu retiens de l’eau dans ton paysage, moins elle va arriver vite dans la plaine inondable. Mais c’est sûr que, quand les phénomènes s’alignent avec un hiver avec beaucoup de neige, des précipitations importantes, une fonte qui s’accélère… eh bien, on se retrouve avec la situation actuelle », a fait valoir le directeur de Canards illimités Canada, Bernard Filion, lors de l’étude du projet de loi 132 à l’Assemblée nationale.
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/498494/artisans-de-notre-malheur


Pétrole, tabac et sucre : même stratégie industrielle, même combat des multinationales contre ce que dit la science
Trois lobbies qui fonctionnent à l’identique. Une petite analyse pertinente et cinglante de l’Agence Science-Presse sur la manière dont ces lobbies s’y prennent pour manipuler les scientifiques et les médias et contrer l’offensive de la mouvance écologique pour laquelle la transformation industrielle de nos aliments est un doux poison. Le sucre est d’ailleurs en tête de liste aujourd’hui comme hier la cigarette.
http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2017/04/07/guerre-science-strategie-industrie-sucre

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Bref nous sommes de plus en plus malades de notre environnement. Le lien entre l’enjeu social et l’enjeu écologique, bien que tout les sépare depuis trop longtemps, de bas en haut dans les faits, devient plus perceptible, plus appuyé sur des études qui convergent. Illustration fort révélatrice de cette séparation des deux enjeux : le budget « Santé » du gouvernement, très centré par ailleurs sur la réparation (le curatif et peu sur la prévention), représente pas moins de 40% du budget global alors que celui de l’environnement 0.2% (oui 0.2% !). D’où l’importance d’un modèle social à réinventer. Illustration d’un modèle réinventé : « Si l’éco-fiscalité de l’État québécois dans un avenir le plus rapproché possible était de 10% du budget de l’État », disais-je alors dans ma conférence, « peut-on imaginer ce qui pourrait être fait en matière de transition sociale-écologique de nos quartiers, dans nos régions ? »

L’actualité présentée ci-haut révèle par ailleurs qu’il y a des défis spécifiques liés à la transition sociale-écologique : a) celui de la transition alimentaire ; b) celui des énergies et du climat ; c) celui de la transition industrielle.

Dans cette perspective, plusieurs chemins sont à prendre en agriculture et en alimentation pour des raisons de santé : transiter d’une agriculture industriellement intensive à une agriculture écologiquement intensive, forcer les transformateurs et les distributeurs à modifier une alimentation fortement industrielle avec ses séquelles notamment dans les quartiers populaires souvent devenus des déserts alimentaires, soutenir la commercialisation collective et en circuits courts des produits bio.

Puis sous l’angle des énergies et du climat, il faut faire face aux pollutions diverses (les particules fines liées au trafic routier par exemple) ; les risques liés à l’eau potable par déversement de pétrole ou autres matières dangereuses et le risque des inondations qui va en augmentant. Les solutions concrètes pour la transition vont dans quelle direction ? En vrac, mentionnons la recherche de biopesticides en agriculture, l’agro-écologie urbaine, des marchés et commerces de quartier (avec fruits et légumes frais), un transport en commun électrique, la liquidation à terme des infrastructures routières qui traversent les quartiers, la biométhanisation des déchets organiques (des ménages, des commerces en alimentation, des fermes). Et assurément la lutte contre les hydrocarbures, gaz de schiste en tête.

Sans oublier les chemins de la transition industrielle dont la première question est celle de savoir quels secteurs faire croître et quels ne pas faire croître. Autrement dit repenser l’emploi et en premier lieu les transitions socio-professionnelles avec les nécessaires supports publics de requalification de la main d’oeuvre, préoccupation centrale des syndicats.

2. Pratiques communautaires et développement durable

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Le mouvement communautaire est-il une force de proposition pour cette transition ? En quoi et comment ? Sébastien Rivard, RIOCM, offre une première réponse avec un oui nuancé dans son commentaire suite à ma présentation appuyée par le livre Mouvement communautaire et État social, le défi de la transition sociale-écologique (PUQ, 2017) :

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Le mouvement communautaire est toujours composé de personnes qui sont des militant-e-s d’une cause sociale, mais on peut faire le constat que celles-ci se sont pas mal diversifiées depuis environ une vingtaine d’années. Si la lutte contre la pauvreté et la justice sociale sont toujours la trame commune, de nouvelles luttes sont apparues et ont pris de l’ampleur dans les dernières années (surtout à Montréal) : les luttes identitaires liés aux droits humains...

Les rapports à l’État ont été changés en profondeur à cause de l’austérité qui s’est amplifiée depuis les 15 dernières années : les organismes sont forcés de suppléer aux lacunes du système de services sociaux publics ce qui laisse beaucoup moins de temps aux luttes sociales plus larges...

La Politique de reconnaissance de l’action communautaire est toujours en vigueur mais le mode de financement à la mission a été de plus en plus délaissé au profit d’une contractualisation axée sur les résultats (influence de la Nouvelle gestion publique).
Des organismes, évoluant sur le même terrain que nous, se définissent maintenant comme entreprises sociales avec une nouvelle approche de gestion axée sur l’innovation sociale. Des fondations ont même adopté une philosophie de philanthropie d’affaires en proposant (ou imposant) de nouvelles approches basées sur des mécanismes de concertation impliquant acteurs philanthropiques, de l’entreprise privée et les pouvoirs publics (municipaux) dans les espaces de concertation
.

Avons-nous des exemples d’engagement communautaire dans la transition sociale-écologique ?

La politique d’austérité désastreuse pour les organisations communautaires n’arrive cependant pas à freiner un certain nombre d’initiatives innovatrices. Quelques exemples tirés de l’actualité :

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Un bâtiment industriel en voie de conversion communautaire à Pointe Saint-Charles : l’exemple-type d’une revitalisation sociale-écologique d’un quartier
Ce vieil édifice de briques brunes de 89 316 pieds carrés deviendra un lieu rassembleur dans le quartier. Le Bâtiment 7 accueillera en effet un café, une micro-brasserie, une coopérative d’alimentation, des ateliers d’artistes, une quincaillerie, des jardins communautaires et un atelier de mécanique de vélo. Dans les phases suivantes, les responsables du projet veulent accueillir une maison de naissance, un centre de la petite enfance, une entreprise de transformation alimentaire et des espaces pour travailleurs autonomes. Qui dit mieux ! Mais il a fallu se battre et se battre encore pour y arriver nous disent les animateurs du projet.
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/496900/pointe-saint-charles-batiment-7-la-fierte-d-un-quartier-militant

Ruelles vertes à Montréal : une action communautaire de type nouveau
317 ruelles vertes formant près de 15% de toutes les ruelles de Montréal sont dans le coup : réduction des îlots de chaleur par la mise en oeuvre d’un couvert végétal, lieux de socialisation entre voisins, notamment les jeunes familles, et même des parcours verts sur 5 à 10 km...Le tout soutenu par les arrondissements à la hauteur de 80% (supervision de l’enlèvement de l’asphalte, formation horticole...). Condition : un comité local de citoyens organisant les corvées d’entretien et les activités – surtout festives. Un article du Devoir qui fait un très bon tour du jardin (si on peut dire !)
http://www.ledevoir.com/plaisirs/jardinage/497299/les-multiples-facettes-des-ruelles-vertes

Écologie et sécurité alimentaire : de quelques innovations communautaires en Outaouais
Quand le mouvement communautaire cherche à croiser lutte contre la pauvreté et le défi écologique…À partir de la question de la sécurité alimentaire. Une entrevue de Nathalie McSween, coordonnatrice de la Table de concertation sur la faim et le développement social de l’Outaouais (TCFDSO)
http://jupiter.uqo.ca/ries2001/carnet/spip.php?article115

Agriculture et développement des communautés : des circuits courts en Estrie
Les petits marchés publics sont indispensables dans le développement de circuits courts en agriculture et en alimentation. Dans l’Estrie, à 30 minutes de Sherbrooke, deux marchés y font leur petit bonhomme de chemin : le marché champêtre de Melbourne depuis 13 ans et celui de Racine, le marché Locavore, né du travail d’animation de l’infatigable organisateur communautaire qu’est Gaston Michaud (président de la coopérative de développement de ce village) qui en est à sa 8e saison. Des leviers de développement d’une agriculture territorialisée et de nouveaux lieux de rencontre.
http://www.lapresse.ca/la-tribune/actualites/estrie-et-regions/201606/05/01-4988708-le-marche-de-melbourne-veut-elargir-sa-clientele.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_regions_381_section_POS6

À coup sûr, il y a l’amorce d’une engagement communautaire dans la transition sociale-écologique. Mais comment aller plus loin et avec qui ? Le prochain billet abordera la question des alliances (avec les coopératives, les écologistes, les syndicats, des groupes de chercheurs, des municipalités, etc.) et du renouvellement du modèle social québécois.

Pour en savoir plus

Favreau, L. (2017), Mouvement communautaire et État social, le défi de la transition sociale-écologique, PUQ, Québec. https://www.puq.ca/catalogue/livres/mouvement-communautaire-etat-social-3236.html

Favreau, L. (2012), La transition écologique de l’économie, la contribution des coopératives et de l’économie solidaire, PUQ, Québec. https://www.puq.ca/catalogue/livres/transition-ecologique-economie-2414.html


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