Carnet de Louis Favreau
Chaire de recherche en développement des collectivités (CRDC)

Économie coopérative et solidaire, écologie et développement des communautés : les nouveaux défis en habitation

mardi 1er mars 2016 par Louis Favreau

Les coopératives d’habitation au Québec forment un groupe de 1300 coopératives où y vivent quelques 60 000 personnes. Montréal est une ville qui en regroupe plus de 450 affiliées à la FECHIMM (Fédération des coopératives d’habitation du Montréal métropolitain). J’étais invité à titre de conférencier à son colloque de l’automne dernier. 225 personnes en provenance de ses 450 coopératives membres étaient inscrites à ce rendez-vous de fin novembre. De ces 225 coopérateurs, plus de 100 ont participé à la réflexion collective du vendredi soir qui portait sur quelques grands enjeux de l’aménagement de l’habitat et des quartiers urbains : la gentrification et la mixité sociale, l’intégration ou la mixité culturelle, l’environnement ou plus largement la transition écologique de l’économie. Le tout était animé par le président de la Caisse d’économie solidaire Desjardins, Gérald Larose. Voici quelques-unes des idées maîtresses que j’ai développées à l’occasion de cette importante rencontre.

JPEG - 124.2 ko

1. Les coopératives : le développement durable est devenu le principal sujet à l’ordre du jour

À Manchester en 2012 le développement durable a été le sujet dominant (ouvert au congrès en 2009 à Genève). Il s’agissait d’introduire cette notion dans le 7e principe de l’ACI portant sur les coopératives et le développement des communautés. Plus que jamais les valeurs coopératives passent par la prise en charge du défi du développement durable et solidaire des territoires. Pourquoi cet intérêt plus marqué ces années-ci ? Ce n’est pas un hasard.

La crise actuelle est une crise socio-écologique du capitalisme. La donne mondiale a en effet radicalement changé. Nous assistons, nous résume l’économiste Jean Gadrey, « à la première crise socio-écologique du capitalisme financier et boursier, la première où la raréfaction des ressources et les dégâts écologiques ont eu une influence sur le plongeon économique » (2010 : 152). En d’autres termes la probabilité que les facteurs écologiques jouent un rôle plus déterminant est au rendez-vous dans les développements futurs, chez nous et à l’échelle de la planète, de la production d’énergies et donc dans l’habitat, le transport, l’agriculture, etc.. 


Mais la transition vers une économie durable est un rapport de forces tout à la fois au plan local, national et international.
 Ce n’est donc pas par hasard si plusieurs mouvements affichent explicitement aujourd’hui la nécessité de transiter vers une économie durable, « verte » et solidaire en observant notamment les dégâts du « progrès » provoqués par les multinationales sur les écosystèmes.Ce n’est pas non plus par hasard qu’un certain nombre de coopératives ont fait naître des filières d’activités économiques d’avant-garde dans des secteurs comme la bioénergie, l’agriculture écologiquement intensive, l’énergie éolienne et solaire ainsi que la géothermie.

En outre, des organisations syndicales travaillent depuis un bon moment sur des projets de conversion écologique de l’économie (Favreau et Hébert, 2012 : 79-87). De même une partie de notre coopération internationale de proximité soutient des communautés locales au Sud en les aidant à passer au solaire pour s’alimenter en électricité http://www.oikosblogue.com/?p=8461. De plus le commerce équitable favorise dans toutes ces transactions internationales avec le Sud une agriculture durable. Ce sont là des exemples parmi d’autres de ce que peuvent faire des mouvements sociaux engagés dans des initiatives économiques.

Plus largement, de plus en plus de mouvements cherchent aussi à peser sur les pouvoirs publics et les institutions internationales pour que les États redirigent de l’argent public vers une « économie verte » : soutien à la relocalisation de certaines activités économiques ; développement d’une fiscalité nouvelle (taxes « kilométriques ») sur les transports ; priorité accordée aux énergies renouvelables développées par des entreprises collectives et/ou des gouvernements locaux ; stimulation de mesures incitatives fortes pour diminuer la consommation énergétique fossile dans l’industrie, l’agriculture, l’habitat, le transport ; forcing pour que les multinationales assument leurs responsabilités sociales et écologiques.

Quant à l’économie coopérative, sociale et solidaire, elle réussit parfois, avec l’aide de gouvernements locaux et/ou de mouvements, à retirer des territoires aux multinationales dont la seule préoccupation est le profit maximum. Lutte à mener surtout lorsqu’il s’agit de gérer des biens communs comme l’énergie, l’eau, la forêt, la santé, la culture et l’éducation, etc. C’est la force des économies de proximité.

JPEG - 18.1 ko

Reste que passer à une économie écologique ne va pas de soi même pour les coopératives comme le mentionnait Ricardo Petrella au premier Sommet international des coopératives en 2012 :

La culture des coopératives vis-à-vis de l’environnement n’était pas très marquée avant les années 1990. La préoccupation était présente, mais d’une manière marginale.

C’est que la transition écologique de l’économie suppose qu’on se pose les deux questions suivantes, questions qui ne se posaient pas il y a à peine une décennie dans l’espace public : Quels secteurs fait-on croître ? Quels secteurs fait-on décroître ? La réponse n’est pas facile. Beaucoup d’emplois, dans l’industrie comme dans l’agriculture, sont en jeu tandis que dans l’habitat, les coopératives d’habitation disposent souvent de peu de moyens pour opérer la transition énergétique de leurs bâtiments et créer des environnements favorables (toits verts, etc.). De plus, la conversion écologique de l’économie dont on parle ne peut se faire sans être accompagnée d’une démarche de justice sociale pour les communautés concernées.

Un certain nombre d’organisations ont cependant emboîté le pas et se sont engagées dans cette bataille. Ils ont commencé à se mettre au vert mais rien de cela ne relève de l’évidence chez leurs membres. Une action collective de longue haleine a émergé et un débat bien argumenté s’est pointé dans l’espace public. Mais le rapport de forces au plan local comme au plan mondial n’est pas toujours favorable à cette dynamique d’autant que l’économie dominante a changé de régime, particulièrement à partir des années 1980, en réussissant à imposer « sa logique mortifère qui a généré une crise économique majeure et une crise écologique d’ampleur historique » (Kempf, 2009).

Pour sortir de cette crise, la conclusion pour plusieurs mouvements est ainsi devenue de faire progresser prioritairement des entreprises sous contrôle démocratique dans toutes les sphères possibles partant de l’idée qu’elles ne sont pas branchées, comme les grandes entreprises du secteur privé, sur la seule recherche de rendement maximum, mais plutôt, en tant que secteur non capitaliste, sur la double perspective d’une lucrativité limitée et d’une utilité sociale.

Historiquement, pour aller plus loin dans la mise en perspective de cette nécessaire transition écologique de l’économie, on peut dire sans guère se tromper que le développement durable constitue la plus grande percée conceptuelle du 20e siècle. Soyons clair, le développement durable d’aujourd’hui passe par la transition écologique de l’économie. Ce à quoi il faut ajouter que cette transition doit être considérée comme la bataille des prochaines décennies. Autour de deux axes comme le résume l’économiste Lipietz : a) l’énergie-climat ; b) l’alimentation-santé (Lipietz, 2012). En voici quelques exemples :

Dans le transport collectif, miser sur le taxi électrique

Nous croyons en deux choses : en premier, que nous pouvons tout organiser de façon durable, et deuxièmement, que tout le monde peut apporter sa contribution.. Et d’ajouter que, dans toutes les grandes villes, les problèmes de pollution de l’air causés par les voitures, c’est ce qu’il y a de pire pour la santé après la cigarette et l’obésité. Source. La Presse, 3 décembre 2015. Propos de Ruud Zandvliet, fondateur de Taxi Electric à Amsterdam.

Dans le développement des villes, Montréal, son plan vert et son fonds vert

http://www.ledevoir.com/politique/montreal/456098/le-plan-de-montreal-pour-mieux-s-adapter-aux-changements-climatiques
http://www.fcm.ca/accueil/programmes/fonds-municipal-vert/ce-que-nous-finançons.htm

Dans le développement vert des quartiers : la démarche en cours à Montréal-Nord

http://cremtl.qc.ca/actualites/2016/verdir-nourrir-valoriser-montreal-nord

Dans la lutte contre la menace pétrolière sur Montréal et ses quartiers : oléoducs et transport par train

http://www.ensemble.coop/des-citoyens-preoccupes-par-le-transport-et-lexpansion-des-sables-bitumineux-lancent-un-message-a-lindustrie-petroliere/

http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/462361/oleoduc-trois-jours-sans-eau-et-c-est-la-mort

Des alternatives en agriculture et en alimentation : l’expérience d’une grande coopérative agricole au Saguenay (Nutrinor) et celle de l’entreprise sociale, les Fermes Lufa, à Montréal

http://www.oikosblogue.com/?p=9893
http://www.lufa.com/fr/

Repenser l’économie proche (celle des villages et des quartiers) et la vie en société à partir des enjeux de survie de la planète constitue une grande part des défis des prochaines décennies dans lesquels les coopératives peuvent occuper une place importante (en vertu du principe 7 de l’ACI). Avec la multiplication des crises qui s’emboîtent les unes dans les autres (économique, alimentaire, sociale...), l’aggravation du réchauffement climatique, la généralisation des pollutions, la détérioration irréversible d’une partie de nos écosystèmes et les soubresauts de l’ère des énergies fossiles (gaz de schiste, production offshore...), la planète, du local à l’international, est confrontée à des chocs systémiques qui risquent de déstabiliser bien des choses dans l’économie de nos communautés.

JPEG - 58.1 ko
Tragédie du Lac-Mégantic, en juillet 2013

Dans cette foulée des menaces bien concrètes pointent à l’horizon de nos communautés : 1) menace pour des centaines d’entre elles sur un territoire regroupant 2 millions d’habitants le long de la Vallée du Saint-Laurent et mettant en péril 16 000 terres agricoles (exploitation du gaz de schiste) ; 2) menace du transport par train de matières dangereuses qui s’est intensifiée à vitesse grand V depuis un certain nombre d’années pour permettre de désenclaver la production en provenance de l’Ouest du pays (et de l’Ouest des ÉU), ce qui affecte aussi des centaines de communautés où circulent les convois (Lac-Mégantic ; Saint-Henri et bien d’autres) http://jupiter.uqo.ca/ries2001/carnet/spip.php?article105 . Autrement dit comment faire transiter l’ensemble de notre économie vers la sobriété ? Voilà la perspective à laquelle l’action coopérative comme bien d’autres dynamiques sociales (communautaire ou syndicale entre autres) sont aujourd’hui aux prises... sans échappatoire possible ( Guilbeault, 2009).

Des initiatives citoyennes commencent déjà à bouger dans ce sens. De nouveaux créneaux ont émergé dans la dernière décennie, nés de mobilisations inédites. Parmi les plus récentes, celle contre l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste. Mais ce n’est pas la seule : efficacité énergétique des bâtiments (résidentiels, commerciaux et industriels) ; production locale d’énergies renouvelables (éolien, solaire) ; agriculture urbaine faite de toits verts, de jardins communautaires, de plantation d’arbres et d’arbustes, de vivaces et de vignes ; réaménagement paysager des ruelles ; développement de services de proximité (circuits courts en alimentation) ; centres de compostage...Et en bout de ligne des politiques municipales qui ont ou pourraient avoir des dents à l’égard des commerces et de l’industrie pour ce qui a trait à la récupération et au recyclage des déchets industriels, au contrôle de la circulation lourde, aux exigences sécuritaires pour les convois de transport de matières dangereuses... D’où une prise de position qui pourrait se définir comme suit :

Les entreprises coopératives se préoccupent de plus en plus de la crise écologique et cherchent à favoriser un « développement durable et solidaire de leur communauté » : une piste d’action prioritaire de l’État en ce sens serait d’encourager l’innovation au sein des mouvements coopératif et citoyen à l’égard du virage écologique. Les politiques citoyennes et les politiques publiques d’avenir doivent aller dans cette direction.

À ce titre, les exemples de communautés (de petites et grandes villes et de villages) fourmillent dans l’inventaire permanent du portail de la chercheure Christiane Gagnon. Dans cette foulée les réflexions actuelles sur les « économies de proximité » ne sont pas vaines, bien au contraire. Ces économies de proximité aident à lutter contre l’emprise des multinationales sur le développement des communautés, ces multinationales pratiquant pour la plupart le déni de l’urgence écologique (minières et pétrolières en tête).

2. Les valeurs coopératives passent par des économies de proximité et l’intercoopération

La bonne échelle de réponse, celle qui est à notre portée contre ces multinationales qui gouvernent nos vies, ce sont les territoires. Le Québec d’aujourd’hui redécouvre l’économie de proximité comme je le décrivais dans un article écrit dans le journal Le Devoir et dans la revue Kaléidoscope.

JPEG - 30.2 ko

Qu’est-ce à dire ? Dans un contexte où les communautés locales sont de plus en plus inquiètes des transformations de l’économie – notamment des pertes de souveraineté qu’elles entraînent sur leur territoire et leurs ressources et la menace qu’elles font peser sur l’emploi local et régional et sur le « vivre ensemble » – l’idée d’un renforcement d’une « économie de proximité », ancrée dans les territoires, axée sur les besoins plutôt que sur l’offre, disposant de règles prudentielles et fondée sur l’intercoopération (principe 6 de l’ACI) est perçu par plusieurs comme un espoir réinventé. Le Québec de l’économie sociale et solidaire n’est d’ailleurs pas le seul à avoir opté pour la consolidation de cette dernière. Parce que cette économie « sédentaire », faiblement exposée à la compétition mondiale (agriculture écologiquement intensive, construction locale, services de santé communautaire de première ligne, production et distribution de l’électricité par des énergies renouvelables, etc.), est un garde-fou important en temps de crise et un des dispositifs pour contrer les multinationales qui envahissent sinon gouvernent beaucoup trop nos vies et notre développement local et régional. Quelques expériences fortes d’innovation sociale de coopératives à Montréal :

L’expérience d’écobâtiment d’une coopérative d’habitation dans Rosemont-Petite-Patrie, la coopérative Coteau vert

L’expérience de Milton Parc

Voir aussi CITÉCOOP, vol.2, numéro 4 de l’automne 2015

3. Les valeurs coopératives : favoriser le développement des coopératives partout sur la planète, surtout dans les pays du Sud

JPEG - 81.4 ko

Dans cette période marquée par une très forte mondialisation, l’interdépendance entre États, institutions et mouvements a pris beaucoup d’ampleur. Un certain nombre de coopératives se sont investies dans cette solidarité « de coopérative à coopérative » (l’intercoopération va du local à l’international) par l’intermédiaire d’OCI comme Développement Solidarité internationale (DSI CSN) dont sont membres la Caisse d’économie solidaire Desjardins et Fondaction, notamment dans le développement de coopératives de travail et de caisses d’épargne et de crédit au Brésil. SOCODEVI soutient aussi depuis près de 30 ans le développement coopératif au Sud en mettant notamment à contribution les coopératives forestières ou agricoles d’ici. À plus petite échelle, une OCI comme le Fonds Solidarité Sud soutient des coopératives au Honduras (coopérative forestière) et au Pérou (coopérative de cacao équitable) et des organisations paysannes en Haïti avec UPA DI (financement solidaire d’exploitations agricoles familiales) et au Sénégal (coopérative de services de semences et commercialisation collective de leurs produits).

Reste à savoir si les coopératives d’habitation et le mouvement coopératif en général (tout comme les autres mouvements tels les syndicats, les groupes de femmes, les organisations communautaires) ont suffisamment d’ambition (le développement coopératif à la bonne hauteur là où elles sont présentes) et d’horizon (un projet de société alternatif au capitalisme et au néolibéralisme) pour la décennie qui vient. Trop d’organisations, en contexte de politiques publiques d’austérité, naviguent à vue, ont le nez collé sur les besoins immédiats et les urgences. Mais on sait depuis longtemps en développement des communautés qu’il faut penser son travail quotidien dans la durée avec une stratégie de moyen terme.

Il faut avoir de l’ambition, qu’est-ce à dire ?

Il faut avoir de l’ambition, un Québec de villes « durables », c’est l’ambition des toits verts, des jardins communautaires, des ruelles aménagées avec beaucoup d’arbres, des déchets domestiques recyclés, un transport en commun électrifié et j’en passe. Et le plus urgent dans tout çà, c’est de sortir le Québec des énergies fossiles (les pétrolières reçoivent $700 millions de subventions au Canada par année).

Les coopératives d’habitation peuvent être de la partie. Le tout en croisant la lutte sociale (contre les inégalités) et le combat écologique qui lui est intimement lié parce que plusieurs solutions à nos problèmes économiques et sociaux ont leur réponse dans l’écologie. L’exemple fort à Montréal c’est le lien démontrant quela santé publique et l’environnement, çà va ensemble. Parce que les populations les plus vulnérables socialement sont aussi celles qui sont le plus affectées par des environnements agressants selon une étude du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (« de l’ouest à l’est de Montréal, l’espérance de vie raccourcit de 9 ans »).

Il faut avoir un horizon, qu’est-ce à dire ?

JPEG - 19.1 ko

Évidemment c’est une tâche immense par les temps qui courent. Mais on commence à savoir davantage ce que l’on veut collectivement à cet égard, c’est-à-dire plus qu’un État social, un État social-écologique (Laurent et Pochet, 2015) : une démocratisation de l’économie, c’est-à-dire une « biodiversité de l’économie » ; une agriculture écologiquement intensive et un aménagement durable des forêts ; une électrification des transports ; une efficacité énergétique de l’habitat et du bâtiment ; des intervention fortes des pouvoirs publics avec une fiscalité écologique qui a des dents ; des ressources mises à la disposition des initiatives écologiques citoyennes (fonds verts) et une intensification de la solidarité Nord-Sud. Ce qui veut dire dans ce dernier cas, en tant que coopératives d’habitation, plonger dans le soutien au développement coopératif au Sud. Pour aller plus loin sur ce terrain d’un projet de société qui en vaut le coup, voir mon billet

En guise de conclusion

Les coopératives, les syndicats, les OCI et toutes les associations citoyennes qui poussent par milliers ici et là de par le monde sont une force de proposition et forment des contre-pouvoirs face aux multinationales qui tentent par tous les moyens de contrôler nos vies dans le commerce de détail (les Wallmart de ce monde), les chaînes d’alimentation de malbouffe (les Mcdonald de ce monde), la culture et la communication de masse (les Google de ce monde), la santé (l’industrie pharmaceutique), l’énergie (les pétrolières et gazières), etc. Les coopératives font de l’économie autrement. C’est par définition « s’associer pour entreprendre autrement » (Demoustier, 2002). Le tout appuyé sur 7 principes dans le cadre d’un mouvement coopératif qui va du local à l’international avec une force économique certaine quand on fait du chiffre. L’ensemble des coopératives, mutuelles et associations dans le monde pèse pour près de 10 % du produit intérieur brut (PIB), 10% des emplois et 10% de la finance au niveau mondial (OIT, 2011). Mais cette force économique est un nain politique car sa prise de parole dans l’espace public sur des enjeux de société est relativement faible. Pour peu que l’on s’y mette comme l’ont fait quelques grandes initiatives internationales comme les Rencontres du Mont-Blanc ou les Sommets internationaux des coopératives organisés conjointement par Desjardins et l’ACI...La Caisse d’économie solidaire Desjardins, principale caisse des coopératives d’habitation au Québec, joue cette partition.

Pour en savoir plus

  • Quelques ouvrages de référence des dernières années
    • Pour une transition sociale-écologique. Quelle solidarité face aux défis environnementaux ? De É. Laurent et P. Pochet. Aux éditions Les Petits Matins, 2015. Paris.
    • Alerte ! Le Québec à l’heure des changements climatiques, de Steve Guilbeault. Boréal, 2009, Montréal.
    • Adieu à la croissance. Bien vivre dans un monde solidaire. De J. Gadrey, 2010. Éd. Les petits Matins/Alternatives économiques, Paris. Green Deal. La crise du libéral-productivisme et la réponse écologiste, De A.Lipietz, 2012. Éd. La Découverte, Paris.
    • Sauvez la planète, sortez du capitalisme. De H. Kempf, Seuil, Paris
  • Un numéro de revue, la revue Vie économique
    • Bourque, G., L. Favreau et E. Molina (2012, direction d’ouvrage), Le capitalisme en crise, quelle réponse des coopératives ? Numéro thématique, Volume 3, Numéro 4 de la revue (en ligne) Vie Économique, Montréal, Éditions Oikos. Disponible gratuitement sur le site des éditions Vie économique : http://www.eve.coop/?r=15

Portfolio

Accueil | Contact | Plan du site | |

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Entreprises collectives et développement   ?

Site réalisé avec SPIP + AHUNTSIC

Creative Commons License