Carnet de Louis Favreau
Chaire de recherche en développement des collectivités (CRDC)

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Le projet québécois d’un marché du carbone : les avis divergent

dimanche 7 décembre 2014 par Gilles Bourque

Depuis quelques mois, Gilles Bourque produit pour le blogue de la CRDC une série d’articles sur la transition écologique de l’économie à partir de l’entrée énergétique : comment le Québec peut-il sortir des énergies fossiles ? Le premier qui a eu un franc succès portait sur l’urgence au Québec d’investir dans l’électrification des transports ; le second tombait pile en portant sur une fiscalité écologique, véritable alternative aux solutions d’austérité d’un gouvernement prétendant que nous n’avons pas le choix ; le troisième nous a amené sur le terrain de la finance responsable dont la capacité de mobilisation pour contrer les multinationales du « fossile » en surprendra plusieurs. Ce 4e billet nous amène sur le défi de la bourse québécoise du carbone et ses chances de réussir à partir de l’expérience internationale en la matière.

Louis Favreau



Carrefours Jeunesse Emploi et organisations communautaires dans la tourmente

vendredi 21 novembre 2014 par Louis Favreau, Lucie Fréchette, Yao Assogba

À l’initiative de trois professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) membres de la CRDC, 27 professeurs et chercheurs en provenance de huit universités et de 10 centres de recherche expriment leur désaccord quant au sort réservé aux Carrefours Jeunesse Emploi et au secteur communautaire par le gouvernement actuel. Question posée : la politique d’austérité en cours du gouvernement du Québec n’est-elle pas en voie de renier une grande partie de l’histoire sociale des 50 dernières années, celle de la cohabitation active des pouvoirs publics avec les communautés locales ? [2]



Les énergies fossiles : quand la finance responsable mobilise !

vendredi 14 novembre 2014 par Gilles Bourque

L’investissement socialement responsable est plus souvent qu’autrement associé à des organisations (fonds en développement durable, institutions de finance solidaire, fonds éthiques...) qui dialoguent patiemment avec des entreprises en mettant de l’avant des demandes pour le respect de l’environnement et/ou le respect des normes internationales du travail pour ne donner que ces deux exemples. Mais l’investissement socialement responsable peut aussi être une mobilisation pour désinvestir de certaines multinationales. C’est notamment le cas dans le secteur très controversé des énergies fossiles. Notre collaborateur, l’économiste et sociologue de l’IREC Gilles Bourque, relate trois expériences internationales pertinentes à cet égard. Tout simplement instructif !

Louis Favreau



L’État social au Québec à une étape critique de son histoire : état des lieux (1)

lundi 3 novembre 2014 par Louis Favreau

Nous sommes probablement à une étape critique de l’histoire de l’État social au Québec comme dans la plupart des États des pays du Nord d’ailleurs. La question qui est posée dans ce billet : serions-nous entrés dans une société de groupes d’intérêts au détriment d’un « vivre ensemble » où la mobilisation de la société civile et des mouvements sociaux compte significativement ? La seconde dans un 2e billet à venir sera : y a-t-il un avenir pour la social-démocratie au Québec ? Pourquoi ces questions ? D’abord parce que l’État québécois est entré dans la phase ascendante de sa politique d’austérité. Ensuite parce que les aspirations sociopolitiques des mouvements sociaux (leur participation à la réalisation de l’intérêt général) et de la gauche politique (son souci de justice sociale) au Québec comme à l’échelle de la planète sont aujourd’hui dépourvus de références pertinentes : le communisme, avec ses différents visages, longtemps la référence et l’espoir des pays du Sud tout en étant fortement présent dans nombre de pays d’Europe [5] , est tombé en désuétude tandis que la social-démocratie ne suscite plus guère d’enthousiasme dans les nouvelles générations [6]. Pendant longtemps, le mouvement ouvrier et le socialisme ont pris leur ancrage dans de vastes mobilisations populaires et dans des partis politiques adossés à des forces sociales. Les années 1930 ont été exemplaires à cet égard. Aujourd’hui, même si la social-démocratie relève pour bien du monde du passé, son équation de base a-t-elle pour autant perdu de son actualité ? Non s’il s’agit ici de repenser la solidarité, la justice sociale, l’efficacité économique et la démocratie. Ce qui suppose qu’on examine de plus près les groupes porteurs et donc qu’on jette un regard du côté du renouvellement des mouvements sociaux historiquement constitués ou émergents soit le syndicalisme, l’action des partis politiques de gauche, le mouvement coopératif qui a donné naissance aux entreprises collectives, l’écologie sociale et politique et le mouvement communautaire. Premier de deux billets sur l’État social.



L’austérité n’est pas la solution : pourquoi pas une fiscalité écologique ?

mercredi 15 octobre 2014 par Gilles Bourque

La fiscalité est un instrument de solidarité sociale. C’est par elle que nous finançons nos choix de société. Elle représente l’un des piliers de la culture politique qui s’est imposée dans les pays industrialisés dans l’après-guerre, qui a permis de financer l’État social moderne. Mais aujourd’hui, des « experts » nous disent que le Québec ferait face à un « déficit structurel des dépenses publiques » et qu’il serait maintenant temps de procéder à des changements en profondeur. Autrement dit, de remettre en question les fondements de la solidarité sociale. Il existe d’autres pistes. L’écofiscalité en est une.



Une finance solidaire québécoise au service du développement au Sud : quel scénario est le plus plausible ?

lundi 29 septembre 2014 par Louis Favreau

Du 6 au 9 octobre prochain se tient le 2e Sommet international des coopératives organisé conjointement par le mouvement Desjardins et l’Alliance coopérative internationale (ACI). La CRDC est partenaire de cet événement. Elle y organise un forum d’échange avec quelques grandes organisations comme la FAO, les RMB, INAISE. Le programme a pour thème : La transition écologique de l’économie et la solidarité internationale : quelles priorités pour les coopératives et les mouvements sociaux ? Ce rendez-vous de portée internationale est ouvert à tous les militants et dirigeants de mouvements (coopératives, mutuelles, syndicats, associations) de même qu’aux membres des organisations de coopération internationale (OCI). Pour une vue d’ensemble qui vous donnera un avant-goût des échanges à venir lors de ce rendez-vous international, ne manquez pas le cahier spécial du Devoir de jeudi prochain le 2 octobre.

Dans le cadre de ce blogue nous vous présentons un 3e billet qui approfondit certains aspects de la transition écologique de l’économie. Le premier portait sur « La transition énergétique de l’économie, l’enjeu du transport collectif » (signé par un chercheur de l’IREC, le sociologue et économiste Gilles Bourque). Le second portait sur « L’agriculture, les économies de proximité et la transition écologique au Nord et au Sud », un deuxième billet signé de Louis Favreau. Ce 3e billet porte sur la finance solidaire et la solidarité internationale dans une perspective de développement durable.



Comment nourrir le monde dans la prochaine décennie ?

Agriculture, économies de proximité et transition écologique au Nord et au Sud

lundi 4 août 2014 par Louis Favreau

Du 6 au 9 octobre prochain se tiendra le 2e Sommet international des coopératives organisé conjointement par le mouvement Desjardins et l’Alliance coopérative internationale (ACI). La CRDC est partenaire de cet événement et à ce titre, avec l’appui institutionnel du Sommet, organise un rendez-vous international le 6 octobre prochain à Québec. La CRDC n’est pas seule dans cette galère. Ce rendez-vous est une construction conjointe avec plusieurs partenaires dont l’UPA DI et l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) ; la Caisse d’économie solidaire Desjardins, Développement solidaire international (DSI) et Fondaction de la CSN ; le service de solidarité internationale de la FTQ ; le Fonds Solidarité Sud (FSS) ; l’AQOCI, SOCODEVI, le GESQ et le Collectif international des CJE sans frontières de même que plusieurs invités internationaux de la FAO, d’INAISE, des Rencontres du Mont-Blanc et de Partenaire de développement (Indonésie).

Ce sera un forum d’échanges de portée internationale avec la présence d’invités de différents continents. Le programme a pour thème : La transition écologique de l’économie et la solidarité internationale : quelles priorités pour les coopératives et les mouvements sociaux ? Ce rendez-vous est ouvert (à peu de frais [8]) à tous les militants et dirigeants de mouvements (coopératifs, mutualistes, syndicaux et communautaires) de même qu’aux membres d’organisations de coopération internationale (OCI).

C’est dans le cadre de ce rendez-vous que le blogue de la CRDC produit une série de billets. Le premier portait sur « La transition énergétique de l’économie, l’enjeu du transport collectif » (signé par un chercheur de l’IREC, le sociologue et économiste Gilles Bourque). Ce deuxième billet est de la CRDC et est signé de Louis Favreau.



L’organisation communautaire au Québec : un pionnier raconte

dimanche 1er juin 2014 par Michel Blondin

Comme le dit si bien un intervenant communautaire de longue date, Jacques Fournier, à propos du livre Innover pour mobiliser. L’actualité de l’expérience de Michel Blondin paru aux Presses de l’Université du Québec en 2012 http://www.puq.ca/auteurs/michel-blondin-3907.html Michel a été un innovateur pédagogique. Il est un pionnier de l’intervention communautaire au Québec. Il l’a effectivement été dans trois champs d’intervention différents et forts complémentaires : l’animation sociale de quartier (à Montréal) ; la coopération internationale (avec SUCO en Bolivie et au retour) et la formation syndicale (chez les Métallos de la FTQ, à la FTQ, puis au Fonds de solidarité de la FTQ). Il faisait récemment une conférence au Centre Saint-Pierre. Nous l’avons invité à nous livrer ici en synthèse le fruit de son expérience d’intervenant communautaire, « métier » qu’il a exercé pendant plus de 40 ans, à partir de l’exposé de cette soirée au Centre Saint-Pierre en février dernier.



Transport collectif : l’urgence d’investir dans les infrastructures

vendredi 16 mai 2014 par Gilles Bourque

Du 6 au 9 octobre prochain se tiendra le 2e Sommet international des coopératives organisé conjointement par le mouvement Desjardins et l’Alliance coopérative internationale (ACI). La CRDC est partenaire de cet événement et à ce titre organise un rendez-vous international la journée du 6 avant l’ouverture en soirée : un forum d’échanges de portée internationale avec la présence d’invités de tous les continents. Le thème : La transition écologique de l’économie et la solidarité internationale : quelles priorités pour les coopératives et les mouvements sociaux ? En matinée, deux débats : 1) Les agricultures familiales sont-elles un modèle à privilégier ? 2) La transition énergétique de l’économie : peut-on sortir des énergies fossiles ? En après midi : 1) Comment se reconfigure la solidarité internationale du Québec de la prochaine décennie ? 2) Les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) post 2015 : quelles priorités ?

Ce rendez-vous réunira des dirigeants de mouvements (coopératifs, mutualistes, syndicaux et communautaires) de même que des OCI et des chercheurs [11]. Un forum organisé par la CRDC en collaboration avec l’UPA DI, l’IREC, la Caisse d’économie solidaire Desjardins, l’AQOCI, Développement solidaire international (DSI), le Fonds Solidarité Sud et des organisations membres du Forum des Rencontres du Mont-Blanc [12].

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C’est dans le cadre de ce rendez-vous que le blogue de la CRDC produira une série de 4 ou 5 billets. Le premier porte sur « La transition énergétique de l’économie, l’enjeu du transport collectif ». Il est signé par un chercheur de l’IREC le sociologue et économiste Gilles Bourque.

Louis Favreau
Titulaire de la CRDC



Mouvement communautaire, continuités et ruptures

Les défis politiques de l’action communautaire autonome aujourd’hui (3 de 3)

mercredi 9 avril 2014 par Louis Favreau

Il y a 25 ans cette année, j’écrivais mon premier livre sur le mouvement communautaire dans le cadre de la programmation du Centre de formation populaire de l’époque (Favreau, 1989). 25 ans plus tard, les principaux paramètres du « communautaire » sont toujours pertinents mais notre société a beaucoup changé et le mouvement communautaire avec lui. Quel avenir lui est-il réservé ? Quels sont ses défis sociopolitiques pour la prochaine décennie ?


Louis Favreau


L’universitaire

Après 20 ans comme organisateur communautaire professionnel, Louis Favreau devient en 1986 professeur-chercheur à l’Université du Québec en Outaouais (UQO). Son travail universitaire est alors marqué par l’interface entre une discipline professionnelle, le travail social, et une discipline plus classique, la sociologie, et par l’interface avec des organisations et des réseaux axés sur le changement social. Depuis 2012, il est professeur émérite de l’UQO.

Titulaire d’une Chaire de recherche en développement des collectivités (CRDC) depuis 1996 à l’UQO (chaire de recherche du Canada de 2002 à 2008), il a dirigé ou co-dirigé des réseaux de recherche au Québec et à l’international.

Il anime également un Observatoire en économie sociale, organisation communautaire et développement régional de même qu’un site de recherche en développement international à l’UQO.


L’auteur

Auteur de plusieurs ouvrages et articles de revue depuis une vingtaine d’années : 26 livres, plus de 150 articles et chapitres de livres publiés au Québec comme à l’international, 150 communications scientifiques et professionnelles dans des congrès québécois et internationaux (en Europe, en Amérique latine et en Afrique de l’Ouest). Il a en outre obtenu quelques 35 subventions de recherche, dont une moitié en tant que chercheur principal et l’autre moitié à titre de co-responsable ou co-chercheur


Le chercheur

FAVREAU, L. et M. Hébert (2012), La transition écologique de l’économie - la contribution des coopératives et de l’économie solidaire

FAVREAU, L. et E. MOLINA (2011), Économie et société, pistes de sortie de crise

FAVREAU, L. (2010), Mouvement coopératif, une mise en perspective

LEMAY, J-F., FAVREAU, L. et C. MALDIDIER (2010), Commerce équitable : Les défis de la solidarité dans les échanges internationaux

FAVREAU, L., FRÉCHETTE, L. et R. LACHAPELLE (2010), Les défis d’une mondialisation solidaire.

FAVREAU, L., FRÉCHETTE, L. et R. LACHAPELLE (2008), Coopération Nord Sud et développement : le défi de la réciprocité.

FAVREAU, L. (2008), Entreprises collectives, les enjeux sociopolitiques et territoriaux de la coopération et de l’économie sociale

BOURQUE, D., COMEAU, Y., FAVREAU, L. et L. FRÉCHETTE (2007), L’organisation communautaire. Fondements, approches et champs de pratique

FAVREAU, L., et A.S. FALL (2007) (dir.), L’Afrique qui se refait. Initiatives socio-économiques des communautés et développement en Afrique noire

FAVREAU, L., A.S.FALL et G. LAROSE (2004), Le Sud…et le Nord dans la mondialisation. Quelles alternatives ?

FAVREAU, L. et L. FRÉCHETTE (2002), Mondialisation, économie sociale, développement local et solidarité internationale

COMEAU, Y., FAVREAU, L., LÉVESQUE, B. et M. MENDELL (2001), Emploi, économie sociale et développement local : les nouvelles filières.

SPEAR, R., DEFOURNY, J., FAVREAU, L. et J.-L. LAVILLE (2001), Tackling Social Exclusion in Europe, the Contribution of the Social Economy.



Le rédacteur

Collaborateur au blogue de la coopérative d’édition Oikos


Le militant

Président du Fonds Solidarité Sud


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